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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

19000 tours
Le Blog de Thierry Vautrat consacré à la F1

Hamilton prend la main

t.vautrat@sudouest.com

Comme prévu Lewis Hamilton a remporté, au volant de sa McLaren , le Grand Prix d’Allemagne, s’imposant devant les deux Brésiliens Nelson Piquet (Renault) et Felipe Massa (Ferrari). Il a ainsi signé sa 4e victoire de la saison, la 8e de sa carrière, qui lui permet de prendre la tête du championnat avec 4 points d’avance sur Massa (58 à 54) et 7 sur Räikkönen seulement 6e.

Le jeune Anglais a montré une jolie facette de son talent en parvenant à s’affranchir d’une erreur d’appréciation de son équipe lors de l’entrée en piste de la voiture de sécurité à la suite de l’accident de Glock au 35e tour. Alors que tous les pilotes rentrèrent au stand pour ravitailler, McLaren ne jugea pas utile de rappeler son leader. Lequel, lorsqu’ il effectua son ultime ravitaillement à neuf tours de la fin, se retrouva en 4e position d’une course menée par… Nelson Piquet ! Le Brésilien, sur une stratégie à un seul arrêt, fut le grand bénéficiaire de l’accident de Glock, puisqu’il put rester en piste pendant la neutralisation et se retrouva leader de l’épreuve sans avoir doublé qui que ce soit sur la piste.

McLaren n’avait pas jugé utile de rappeler son pilote parce qu’elle pensait qu’il reprendrait très vite les 23 s de marge dont il avait besoin pour entrer et sortir des stands sans perdre la tête. Et puis, elle avait peut-être en mémoire le douloureux incident de Montréal… Mais elle ne pensait pas que le safety-car resterait en piste aussi longtemps…

Hamilton réussit une fin de course éblouissante, profitant de la bienveillance de son coéquipier Kovalainen et de la supériorité de sa McLaren sur la Ferrari de Massa pour remonter en deuxième position. Il passa ensuite Piquet, au prix d’une manœuvre un peu virile pour reprendre sa deuxième place.

Hamilton s’y prend mal

t.vautrat@sudouest.com

A l’arrivée du Grand Prix de France, Lewis Hamilton cache une énorme colère intérieure derrière un air fataliste un peu contrit. Il assure, avec la mine de celui pense l’inverse de ce qu’il affirme, qu’il ne se sent pas persécuté. Il se demande pourtant comment son équipe a pu prendre trois pénalités dans le même week-end, alors que Ferrari semble pouvoir tout se permettre. Räikkönen aurait dû en effet être arrêté car le morceau d’échappement qui pendait sur les flancs de sa monoplace créait un dangfer potentiel… Hamilton ne comprend pas la pénalité qui lui a été infligée sur la piste, ce « drive through » qui lui enleva toute chance de marquer des points dans cette épreuve. Il a beau multiplier les explications, les images prouvent qu’il a bel et bien passé Vettel en coupant la chicane. McLaren écopa donc d’une troisième pénalité dans le même week-end, après le recul de dix places infligé à Hamilton et celui de cinq places infligé à Kovalainen au départ!
   Le jeune Anglais a donc perdu gros dans cet accrochage du Grand Prix du Canada. On peut estimer qu’il a perdu la troisième place à Montréal, puisque Räikkönen et Kubica  l’avaient précédé à la sortie des stands et la seconde à Magny-Cours. Troisième temps des essais en France, il n’aurait pas pu inquiéter Massa mais aurait devancé Räikkönen, handicapé par la rupture de son pot d’échappement.  En tout, cela fait 14 points égarés à cause de cet accident canadien. On verra ce qu’il adviendra de cette saison, mais si Hamilton devait perdre le titre pour moins de 14 points, il sera inutile de chercher ailleurs les raisons de cet échec. Deux titres successifs envolés à l’entrée et à la sortie des stands, cela fait beaucoup…
   Il est évident que si le jeune Anglais veut devenir champion du monde, il va lui falloir cesser de se croire plus fort que tous ses rivaux. Il fut mal conseillé en Chine mais vit rouge au Brésil quand Alonso le devança au départ. Il vit rouge encore à Montréal, avec Kimi devant lui, s’apercevant à la dernière seconde que le feu était rouge. En France, il manqua de discernement. Parce qu’à se croire invincible, il commit la faute irréparable sur Vettel. Lewis Hamilton va devoir apprendre l’humilité, apprendre à se contenter de petits points, quand la victoire ne lui sourit pas. C’est à ce seul prix qu’il pourra espérer conquérir la couronne mondiale un jour.   
 

Felipe Massa prend le pouvoir

t.vautrat@sudouest.com

Comme prévu, les Ferrari ont signé imparable doublé sur le circuit de Magny-Cours, s’imposant devant la surprenante Toyota de Trulli, la McLaren de Kovalainen et la BMW-Sauber de Kubica. Comme la saison dernière, ce n’est pas l’auteur de la pole-position, qui l’a emporté, mais le deuxième homme, Felipe Massa. Ce dernier, meilleur chrono des essais en 2007, avait subi la loi de Räikkönen, auteur d’une superbe démonstration entre ses ravitaillements. Le destin a rendu une monnaie amère au Finlandais qui, alors qu’il volait vers une confortable victoire, fut victime d’un problème d’échappement et dut, au 38e tour, laisser filer son coéquipier brésilien. Il put néanmoins préserver sa deuxième place de la convoitise de Trulli. “La voiture était lente en ligne droite et en sortie de virage lent”, commenta-t-il après l’épreuve. “Dans les derniers tours, à plusieurs reprises, elle s’est presqu’arrêtée. Heureusement, j’avais pu prendre assez d’avance en début de course pour me prémunir d’un retour de mes adversaires. Dans ces conditions, je suis plutôt content d’avoir pu finir la course et de marquer huit points.”

Felipe Massa, de son côté, bénit la chance qui lui offrit cette victoire. “De temps en temps, il vous faut de la chance dans la vie. La course ne fut pas facile pour autant, avec ces petites averses qui, tout, à coup, changeaient les conditions d’adhérence.” En signant sa troisième victoire de la saison, après Bahrein et Istanbul, la huitième de sa carrière, le pilote brésilien prend la tête du championnat, avec 48 points, devant kubica (46), Räikkönen (43) et Hamilton (38 points). Ce dernier est la grande victime de la journée, qui n’a pas pu marquer le moindre point. Sa bêtise de Montréal lui aura coûté cher, en le pénalisant de dix places au départ du rendez-vous français. Qui plus est, il fut une fois de plus pénalisé d’un “drive-through”, pour avoir doublé Vettel en coupant la chicane et vit donc sa remontée compromise, par un passage au stand qui le rejeta de la 10e à la 13e place. Il se retrouva ainsi 18e , après son arrêt ravitaillement au 18e tour. Il remonta progressivement, pour échouer à la 10e place derrière Coulthard. “Ma punition était sûrement un peu sévère. J’ai le sentiment d’avoir dépassé mon adversaire dans les règles et j’avais l’avantage dans le virage”, dit-il. ” Mais j’étais à l’extérieur, ce qui ne m’a pas permis de prendre une trajectoire normale. Alors, j’ai perdu l’arrière et je suis passé par dessus le vibreur. Après, cela j’ai attaqué très fort jusqu’à la fin de la course. C’est la troisième fois que je ne marque pas de points, je suis à dix longueurs mais il reste dix courses. Je suis déterminé à rebondir à Silverstone devant mon public.” Certes, mais Ferrari s’annonce tout autant redoutable en Angleterre dans quinze jours…
Chez Toyota, on accueillit la troisième place de Jarno Trulli comme une victoire. Le petit Italien dédia son podium à Ove Anderson, cet ancien pilote de rallye, responsable du programme sportif de la marque et décédé récemment dans un accident de la route, alors qu’il parcticipait à une course de voitures historiques en Afrique. Trulli batailla fermement pour préserver sa troisième place des assauts de Kovalianen. Lui qui avait été renvoyé de chez Renault il y quelques années pour n’avoir pas du résister à la pression d’un de ses adversaires, fut cette fois héroïque.
L’une des sensations du jour fut créée par Nelson Piquet. Auteur d’une course opiniâtre, le Brésilien finit 7e devant Fernando Alonso, il est vrai victime d’une erreur in attendue, par la faute d’un retardataire. Enfin Sébastien Bourdais livra une course difficile, coincé qu’il fut en 15e position derrière Nakajima, parti sur une stratégie à trois arrêts. Son autre problème survint après son prermier ravitaillement. Alors qu’il évoluait devant Räikkönen et qu’il s’échappait, il fut contraint de le laisser passer à cause des drapeaux bleus agités devant lui. Une fois derrière, il ne put rien faire d’autre que de le suivre.

 

Nico Rosberg aime la France

t.vautrat@sudouest.com

S’il est quelqu’un qui apprécie courir en France, c’est Nico Rosberg. Le jeune pilote Williams que nous avons rencontré jeudi après-midi en exclusivité nous a confié qu’il se sentait bien dans notre pays. « J’ai été sacré champion de France et champion de la ligue Côte d’Azur de Karting », glisse-t-il. « J’ai couru pendant deux ans dans ce pays. Avec mon père, j’ai parcouru tous les coins de France possible. Je suis allé partout, à Pau, à Colmar, à St-Amand, au Val d’Argenton : j’ai tout vu. On allait d’un hôtel Ibis à l’autre, avec une bande de jeunes. La France, je la connais comme ma poche. » Nico Rosberg, fils de Keke, sacré champion du monde 1982 chez Williams, est une riche personnalité. Fils d’un père finlandais et d’une maman allemande, il porte la nationalité de sa mère mais, pour avoir vécu à Monaco depuis sa naissance, parle cinq langues avec aisance, l’allemand, le finlandais, l’italien, le français et l’anglais.

Vous avez terminé 3e du Grand Prix d’Australie mais ensuite vous avez connu des courses plus difficiles. Pourquoi ?

J’étais content de mon début à Melbourne mais ensuite je n’ai pas pu confirmer car la voiture manquait de performance sur les circuits normaux, comme Barcelone ou Istanbul. Je ne suis donc pas parvenu à faire mieux que deux fois 8e. C’est dommage car j’ai réussi une ou deux bonnes courses comme à Barcelone où j’occupais la 6e place quand la voiture a cassé. L’équipe m’avait fourni une bonne voiture pour Monaco et Montréal. Malheureusement, je n’ai pas été à la hauteur de ce qu’on attendait de moi. J’étais plutôt dans le bon rythme aux essais mais je suis sorti de la piste à Monaco et j’ai eu cet accident dans la voie des stands au Canada.

Ce n’était pourtant pas si mal jusqu’à vos accidents ?

Au point de vue vitesse, je suis content car j’ai pu montrer que j’étais un des pilotes les plus rapides. Mais je n’ai pas pu marquer de points et c’est ce qui compte à la fin. J’espère que pour les courses qui viennent, je vais disposer d’une voiture plus compétitive.

A Magny-Cours, quels sont vos espoirs ?

J’ai pris dix places de pénalité au départ à la suite de l’accident de Montréal, ce sera donc difficile pour moi d’espérer quelque chose. C’est dommage car j’aime beaucoup le circuit ici. J’y ai beaucoup couru. J’ai gagné en Formule 3, en GP2. Il y a beaucoup de gens qui n’apprécient pas venir ici parce que c’est au milieu de nulle part mais moi, je suis avec mon motor-home ici, donc c’est pareil qu’ailleurs en Europe. Cette pénalité va influencer ma stratégie parce que même si j’entre en Q3, cela risque de faire dernier sur la grille. Il faudra donc tenir compte de la nécessité de dépasser dans les régagles de ma voiture, cela en essayant de signer le meilleur chrono possible en qualifs. Il faudra trouver le bon compromis.

Que s’est-il passé dans cette voie des stands à Montréal?

Ce feu rouge était un élément inattendu pour moi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soir rouge. C’était une situation nouvelle pour moi. Et quand on ne s’attend pas aux événements, on met du temps pour réagir. Là, c’était trop tard. En fait, moi, je ne voyais pas les voitures arrêtées. J’avais juste Hamilton devant moi.

Vous disputez votre troisième saison de F1 avec Williams. Avez-vous le sentiment de progresser ?

Moi, je progresse. Mais du point de vue de l’équipe, on n’a pas progressé. L’an passé, nous étions à peu près à la même place. En Australie, nous avons eu de la chance de finir 3e car je m’étais qualifié en 8e position. C’’est difficile d’expliquer pourquoi nous ne progressons pas. Pour autant, je me sens bien dans cette équipe, j’ai grandi avec elle.

Est-il vrai que Ron Dennis vous voulait pour remplacer Alonso?

Franlk Williams a confirmé qu’il avait reçu une offre de McLaren. Il n’a pas voulu me laisser partir. Mais je ne regrette rien, je me sens bien chez Williams.

Vous parle-t-on toujours de votre père ?

Oui, un peu. Le problème, c’est qu’il vient sur tous les Grand Prix. Il est commentateur pour la télévision finlandaise. Il me dit toujours « il faut que je vienne pour le travail ». Dans les interviews, avant, 35% des questions qui m’étaient posées étaient consacrées à mon père. Maintenant ce n’est plus que 18% ! Je suis donc toujours le fils de mon père ! Il faut que je gagne le titre pour que l’on ne m’en parle plus.

 

 

Ecclestone parle de scission

t.vautrat@sudouest.com

Le sujet revient régulièrement à l’ordre du jour quand les protagonistes se déchirent : la F1, par la voix de Bernie Ecclestone, menace de s’affranchir de la tutelle de la Fédération internationale de l’automobile et de créer un championnat parallèle. De fait, les accords de la Concorde étant arrivés à échéance à la fin de l’année 2007, la discipline n’est régie que par des règles tacites, car aucun accord n’a pu être redéfini. Il est vrai qu’en F1, il est très difficile de faire avancer les choses, puisqu’il faut l’unanimité pour chaque décision. A Montréal, Bernie Ecclestone a pris les choses en main, convoquant tous les chefs d’écurie pour les convaincre de la nécessité de progresser dans la bonne direction. « Nous devrions être arrivés à un accord depuis deux ans », a-t-il dit. « Le problème est que tout le monde cherche à se négocier un avantage. »

Cette négociation se déroule sur fond de guerre entre Ecclestone et Mosley. Le premier souhaite en effet la démission du second, à la suite de l’affaire de scandale sexuel dans laquelle il a été compromis, cela parce que cette affaire nuit à l’image de marque de la F1, dixit Ecclestone. Mosley, de son côté, souhaiterait que soit redéfini e la distribution des revenus commerciaux de la F1 et accuse Ecclestone de vouloir minimiser le rôle de la FIA, garante des règles sportives. Ce à quoi ce dernier répond qu’il peut très bien s’affranchir de la fédération internationale et, qu’après tout, le NASCAR, aux USA, fonctionnait en totale autonomie.

Hier Bernie a été obligé de minimiser ses propos. Il est vrai que sa menace de scission ne tient pas compte d’une chose : la position légaliste de l’équipe Ferrari, qui ne courra que pour un championnat labellisé FIA. Or, la F1 sans Ferrari ne serait plus tout à fait la F1.

 

17 juin 2008 - Aucun commentaire
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Hamilton a perdu gros

t.vautrat@sudouest.com

En fracassant sa McLaren dans l’arrière de la Ferrari de Kimi Räikkönen dimanche à Montréal, Lewis Hamilton a perdu bien plus que les dix points qui lui paraissaient promis. Il a en effet été pénalisé d’un recul de dix places sur la grille de départ du prochain Grand Prix, dans quinze jours à Magny-Cours, la même pénalité s’appliquant à Keke Rosberg.

Au Canada, le jeune Anglais évoluait sur un terrain qui lui était largement favorable, comme l’était auparavant le circuit de Monaco. Sa McLaren montre toujours une redoutable efficacité sur ces pistes tortueuses, qui conviennent à merveille à sa virtuosité de pilote. En ville, Hamilton cultive une sorte de sublimation qui le rend inaccessible.

Le problème pour lui, c’est que l’on va maintenant aborder des tracés traditionnellement plus favorables aux Ferrari, aussi bien Magny-Cours que Silverstone. Et dans des conditions de course normales, on voit mal qui pourra empêcher un doublé de la Scuderia dans la Nièvre. Hamilton n’a donc pas le choix. On peut imaginer qu’il fera tout pour aller chercher la pole-position, avec aussi peu d’essence que possible dans sa monoplace lors des qualifications. Il s’élancera donc au mieux en 11e position, avec l’espoir de finir 4e, avec un peu de réussite. Heureusement pour lui, il est un expert en départ et l’on peut penser qu’il gagnera plusieurs places au feu vert. Mais cela ne le met pas à l’abri d’un accrochage au premier virage…

Alonso de mauvaise humeur

t.vautrat@sudouest.com

Sorti de la piste alors qu’il se bagarrait avec Nick Heidfeld pour ce qui allait devenir la deuxième place, Fernando Alonso accusa son équipe d’avoir commis une grosse erreur stratégique, en le faisant ravitailler pendant l’entrée en piste de la voiture de sécurité pour l’accident de Sutil. L’Espagnol occupait alors la 5e place très loin devant l’Allemand. Lequel resta lui en piste quand les leaders ravitaillèrent. “Si nous étions restés en piste, nous aurions terminé devant Heidfeld”, pestait-il à l’arrivée. Dans le paddock, il se murmure que le pilote d’Oviedo ne va pas faire de vieux os chez Renault. Il se dit aussi qu’il aurait déjà signé un contrat chez Ferrari pour 2010 où il remplacerait Kimi Räikkönen, que beaucoup voient déjà à la retraite. En attendant, il lui faut encore patienter un an et demi.

 

Kubica jour de première

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C’était jour de première dimanche à Montréal. Première victoire d’un pilote polonais en F1 et première victoire de l’équipe BMW en tant que constructeur à part entière. Mais c’est aussi la première victoire d’un constructeur suisse! Car BMW, pour s’installer en F1, n’a fait que racheter l’entité de Peter Sauber, dont les usines sont installées à quelques kilomètres de Zurich. La victoire de Robert Kubica est celle d’un pilote doué, oublié de la fillière Renault qui sut affirmer son talent grâce à un chef d’écurie français, Michel Lecomte. C’est en effet ce Sarthois, installé à Hendaye et patron d’une équipe basque installée derrière la frontière qui lui donna sa chance. Avec Michel Lecomte, Kubica se fit connaître en remportant le championnat de Formule Renault 3.5. Ce qui lui ouvrit les portes de BMW Sauber, dont il devint pilote d’essais. Ses performances du vendredi matin prouvèrent qu’il allait vite. Mario Theissen, le patron de l’écurie, n’aimait guère Jacques Villeneuve, pas assez performant, pas assez investi à son goût et beaucoup trop cher. Après deux sorties de pistes spectaculaires du Canadien en 2006, il préféra lancer ce Polonais si véloce. En 2007, Kubica connut une réussite très mitigée, se faisant dominer par Heidfeld. Il changea d’ingénieur à l’intersaison et perdit sept kilos pour être plus performant. On connaît le résultat. Kubica est aujourd’hui un prétendant solide au titre de champion du monde. Sa force est de commetre peu d’erreurs. Ainsi, en deux Grand Prix, a-t-il su exploiter les fautes de ses adversaires, celle de Räikkönen à Monaco, celle de Hamilton à Montreal.