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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

19000 tours
Le Blog de Thierry Vautrat consacré à la F1

Le triomphe d’Hamilton

t.vautrat@sudouest.com

D’aucuns s’étaient risqué à l’affirmer dès la saison dernière. Cela avait pu paraître prématuré à d’autres. L’homme nous l’a confirmé dans un Grand Prix d’Angleterre disputé sous la pluie battante : il y a du Senna chez Lewis Hamilton. Oui, il y a du Senna chez ce jeune homme, cette sublime maestria du pilotage sous la pluie. Sur l’eau, le Brésilien entrait en lévitation, comme possédé par de divines inspirations et jouait sur le fil du rasoir avec un art qui le plaçait dans une autre dimension. Quand les autres tentait de rester sur la piste, lui volait et narguait ses rivaux de son talent inouï.

Sous la pluie de Silverstone, Lewis Hamilton a piloté avec cette même virtuosité, ridiculisant ses adversaires, comme il l’avait déjà fait au Japon l’année dernier ou à Monaco cette année. Il s’est imposé avec la même aisance, qui lui permit de prendre un tour à Räikkönen et Alonso , puis de terminer sur les talons du troisième Rubens Barrichello, relégué à 1’20’’ ainsi que de Nick Heidfeld, deuxième à 1’8’’, au bénéficie d’un bon choix de pneu au bon moment ! Le jeune Anglais, si ce n’est un tout droit sans conséquence dans une chicane, ne commit aucune faute, quand ses rivaux, Massa (6 têtes à queue), Räikkönen, Kubica, Webber multiplièrent les figures.

Lewis Hamilton est le nouveau maître de la pluie. Il a remporté sur ses terres la première victoire d’un Anglais depuis le succès de Johnny Herbert en 1995. Son triomphe lui permet d’effacer les erreurs qui lui avaient coûté cher au Canada et en France. Le voilà revenu en tête du championnat, à égalité avec les deux pilotes Ferrari. Un nouveau championnat commence et bien malin qui peut donner le nom du futur champion du monde.

Le classement : 1.Hamilton(McLaren-Mercedes  1h39:09.440; 
2.  Heidfeld (BMW Sauber)1:08.500;
3.Barrichello (Honda) 1:22.200 ; 
4.Raikkonen     (Ferrari)à 1 tour ; 
5. Kovalainen (McLaren-Mercedes ; 
6. Alonso (Renault) ; 
7. Trulli (Toyota) ; 
8. Nakajima (Williams-Toyota); 
9. Rosberg (Williams-Toyota) ; 
10. Webber (Red Bull-Renault) ; 
11. Bourdais (Toro Rosso-Ferrari) ; 
12. Massa (Ferrari).
Championnat du monde : 1. Räikkönen, Massa, Hamilton (48 pts) ; 
4. Kubica (46); 
5. Heidfedl (36) ; 
6. Kovalainen 24.
 

Red Bull prépare 2009

t.vautrat@sudouest.com

Coulthard en F1 c’est (bientôt) fini. Le pilote Red Bull a annoncé ce jeudi à Silverstone où se déroulera le Grand Prix de Grande Bretagne, qu’il prendrait sa retraite à la fin de la saison. A l’inverse Mark Webber a lui annoncé qu’il venait de prolonger d’un an son contrat avec l’écurie austo-anglaise. La retraite de l’Ecossais n’est pas vraiment une surprise. Agé de 37 ans, il a connu un début de saison difficile, en se trouvant impliqué dans trois accrochages successifs dans les trois premières courses. Il est probable qu’on lui a signifié qu’il était libre de signer ailleurs.Coulthard avait débuté en F1 lors du Grand Prix d’Espagne 1994, a couru 237 Grand Prix, remporté 13 victoires et marqué 533 points pour Williams, McLaren et Red Bull.
La question est de savoir qui le remplacera chez Red Bull la saison prochaine. Le grand favori s’appelle Sebastian Vettel, tenu en haute estime dans le paddock. A 21 ans, il est un grand espoir du sport automobile et réussit de jolies choses au sein de l’écurie soeur Toro Rosso. Pour autant, Christian Horner, le directeur de l’écurie, a déclaré qu’il entendait prendre le temps de la réflexion avant de prendre une décision.
Sans doute Horner veut-il regarder autour de lui et notamment en GP2. En l’occurrence, nous miserions bien un petit penny, sur Bruno Senna, le neveu d’Ayrton, qui joue les premiers rôles dans cette discipline. Il a certes 25 ans mais s’illustre à chacune de ses sorties. Il a ainsi remporté la course de Monaco de fort jolie façon. Et il porte déjà les couleurs Red Bull sur sa monoplace…



Bruno Senna fracasse tout

t.vautrat@sudouest.com

Bruno Senna a fait fort hier dans les qualifications de la course de GP2. Le Brésilien, vainqueur à Monaco, a en effet signé le meilleur temps de la séance en 1’22′’250, à l’issue d’un tour qui le vit sortir de la piste, juste après la ligne, à la sortie de la chicane qui commande la ligne droite des stands. Il fracassa l’arrière de sa monoplace dans les pneus à cinq minutes de la fin. Romain Grosjean, qui avait longtemps détenu la pole, tenta de profiter des cinq dernières minutes pour reprendre son bien : il échoua à trois centièmes (1’22’’287). Il devance Pantano (1’22’’301) et Zuber (1’22’’380).
 

Nico Rosberg aime la France

t.vautrat@sudouest.com

S’il est quelqu’un qui apprécie courir en France, c’est Nico Rosberg. Le jeune pilote Williams que nous avons rencontré jeudi après-midi en exclusivité nous a confié qu’il se sentait bien dans notre pays. « J’ai été sacré champion de France et champion de la ligue Côte d’Azur de Karting », glisse-t-il. « J’ai couru pendant deux ans dans ce pays. Avec mon père, j’ai parcouru tous les coins de France possible. Je suis allé partout, à Pau, à Colmar, à St-Amand, au Val d’Argenton : j’ai tout vu. On allait d’un hôtel Ibis à l’autre, avec une bande de jeunes. La France, je la connais comme ma poche. » Nico Rosberg, fils de Keke, sacré champion du monde 1982 chez Williams, est une riche personnalité. Fils d’un père finlandais et d’une maman allemande, il porte la nationalité de sa mère mais, pour avoir vécu à Monaco depuis sa naissance, parle cinq langues avec aisance, l’allemand, le finlandais, l’italien, le français et l’anglais.

Vous avez terminé 3e du Grand Prix d’Australie mais ensuite vous avez connu des courses plus difficiles. Pourquoi ?

J’étais content de mon début à Melbourne mais ensuite je n’ai pas pu confirmer car la voiture manquait de performance sur les circuits normaux, comme Barcelone ou Istanbul. Je ne suis donc pas parvenu à faire mieux que deux fois 8e. C’est dommage car j’ai réussi une ou deux bonnes courses comme à Barcelone où j’occupais la 6e place quand la voiture a cassé. L’équipe m’avait fourni une bonne voiture pour Monaco et Montréal. Malheureusement, je n’ai pas été à la hauteur de ce qu’on attendait de moi. J’étais plutôt dans le bon rythme aux essais mais je suis sorti de la piste à Monaco et j’ai eu cet accident dans la voie des stands au Canada.

Ce n’était pourtant pas si mal jusqu’à vos accidents ?

Au point de vue vitesse, je suis content car j’ai pu montrer que j’étais un des pilotes les plus rapides. Mais je n’ai pas pu marquer de points et c’est ce qui compte à la fin. J’espère que pour les courses qui viennent, je vais disposer d’une voiture plus compétitive.

A Magny-Cours, quels sont vos espoirs ?

J’ai pris dix places de pénalité au départ à la suite de l’accident de Montréal, ce sera donc difficile pour moi d’espérer quelque chose. C’est dommage car j’aime beaucoup le circuit ici. J’y ai beaucoup couru. J’ai gagné en Formule 3, en GP2. Il y a beaucoup de gens qui n’apprécient pas venir ici parce que c’est au milieu de nulle part mais moi, je suis avec mon motor-home ici, donc c’est pareil qu’ailleurs en Europe. Cette pénalité va influencer ma stratégie parce que même si j’entre en Q3, cela risque de faire dernier sur la grille. Il faudra donc tenir compte de la nécessité de dépasser dans les régagles de ma voiture, cela en essayant de signer le meilleur chrono possible en qualifs. Il faudra trouver le bon compromis.

Que s’est-il passé dans cette voie des stands à Montréal?

Ce feu rouge était un élément inattendu pour moi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soir rouge. C’était une situation nouvelle pour moi. Et quand on ne s’attend pas aux événements, on met du temps pour réagir. Là, c’était trop tard. En fait, moi, je ne voyais pas les voitures arrêtées. J’avais juste Hamilton devant moi.

Vous disputez votre troisième saison de F1 avec Williams. Avez-vous le sentiment de progresser ?

Moi, je progresse. Mais du point de vue de l’équipe, on n’a pas progressé. L’an passé, nous étions à peu près à la même place. En Australie, nous avons eu de la chance de finir 3e car je m’étais qualifié en 8e position. C’’est difficile d’expliquer pourquoi nous ne progressons pas. Pour autant, je me sens bien dans cette équipe, j’ai grandi avec elle.

Est-il vrai que Ron Dennis vous voulait pour remplacer Alonso?

Franlk Williams a confirmé qu’il avait reçu une offre de McLaren. Il n’a pas voulu me laisser partir. Mais je ne regrette rien, je me sens bien chez Williams.

Vous parle-t-on toujours de votre père ?

Oui, un peu. Le problème, c’est qu’il vient sur tous les Grand Prix. Il est commentateur pour la télévision finlandaise. Il me dit toujours « il faut que je vienne pour le travail ». Dans les interviews, avant, 35% des questions qui m’étaient posées étaient consacrées à mon père. Maintenant ce n’est plus que 18% ! Je suis donc toujours le fils de mon père ! Il faut que je gagne le titre pour que l’on ne m’en parle plus.

 

 

Magny-Cours ne veut pas mourir

t.vautrat@sudouest.com

Dispute-t-on le dernier Grand Prix de France à Magny-Cours ? En théorie, il ne peut se dérouler que sur la piste nivernaise. La FOM, la société détentrice des droits commerciaux de la F1, est sous contrat avec la FFSA, organisatrice de l’épreuve jusqu’en 2011. Et la FFSA est liée à Magny-Cours jusqu’en 2009. Mais, on le sait, Bernie Ecclestone déteste venir sur ce circuit, perdu au milieu de la campagne française. Tout lui est insupportable : l’absence d’aéroport, l’autoroute qui s’arrête à cinq kilomètres, la faiblesse de l’accueil hôtelier, la vétusté des stands, etc… Evidemment, Magny-Cours, comparé à Barcelone, Monaco ou Monza, ce n’est pas très glamour et pas très attractif pour les VIP. Lesquels sont obligés de prendre des avions privés depuis Le Bourget jusqu’à Nevers, puis des hélicoptères de Nevers jusqu’au circuit. Bernie préférerait donc un Grand Prix de France à Paris et nulle part ailleurs.

A Magny-Cours, on ne veut pourtant pas lâcher cette épreuve, d’autant que les pilotent apprécient le tracé. Et eux se moquent éperdument des distractions nocturnes. Les responsables du circuit ont lancé un vaste programme de réhabilitation de 32 millions d’euros. Ainsi les stands seraient totalement rebâtis, dans une version plus moderne, plus spacieuse et plus confortable. Deux complexes hôteliers verraient également le jour, ce qui est une nécessité absolue puisque la grande majorité de la presse loge chez l’habitant. Enfin, l’état entend achever en 2010 le prolongement de l’autoroute A77.
Pour la FFSA, organiser le Grand Prix est un défi budgétaire considérable. Il faut trouver 22 millions d’euros, en sachant que la FOM en prend 18. Or, les collectivités ne financent qu’un tiers de ce budget… La fédération ne se prononce jamais d’une année à l’autre, compte tenu de la nécessité de boucler chaque année le financement. Le Grand Prix de France plaît pourtant aux spectateurs. On annonce une fréquentation en hausse de 10% pour cette année, soit plus de 80.000 personnes.
Comme l’année dernière, on parle de pause pour 2009, en attendant de trouver un autre site d’accueil. Mais beaucoup craignent qu’une pause d’un an signifie la fin du Grand Prix de France de F1.

 

20 juin 2008 - Aucun commentaire
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Hamilton a perdu gros

t.vautrat@sudouest.com

En fracassant sa McLaren dans l’arrière de la Ferrari de Kimi Räikkönen dimanche à Montréal, Lewis Hamilton a perdu bien plus que les dix points qui lui paraissaient promis. Il a en effet été pénalisé d’un recul de dix places sur la grille de départ du prochain Grand Prix, dans quinze jours à Magny-Cours, la même pénalité s’appliquant à Keke Rosberg.

Au Canada, le jeune Anglais évoluait sur un terrain qui lui était largement favorable, comme l’était auparavant le circuit de Monaco. Sa McLaren montre toujours une redoutable efficacité sur ces pistes tortueuses, qui conviennent à merveille à sa virtuosité de pilote. En ville, Hamilton cultive une sorte de sublimation qui le rend inaccessible.

Le problème pour lui, c’est que l’on va maintenant aborder des tracés traditionnellement plus favorables aux Ferrari, aussi bien Magny-Cours que Silverstone. Et dans des conditions de course normales, on voit mal qui pourra empêcher un doublé de la Scuderia dans la Nièvre. Hamilton n’a donc pas le choix. On peut imaginer qu’il fera tout pour aller chercher la pole-position, avec aussi peu d’essence que possible dans sa monoplace lors des qualifications. Il s’élancera donc au mieux en 11e position, avec l’espoir de finir 4e, avec un peu de réussite. Heureusement pour lui, il est un expert en départ et l’on peut penser qu’il gagnera plusieurs places au feu vert. Mais cela ne le met pas à l’abri d’un accrochage au premier virage…

Ferrari à la relance

t.vautrat@sudouest.com

Qui sera champion du monde 2008 ? Bien malin qui peut l’affirmer en toute certitude. Il y a encore deux Grand Prix, il paraissait évident à tous les observateurs que Kimi Räikkönen, impérial sur sa Ferrari, n’aurait pas de rival. Mais depuis sa victoire à Barcelone, le Finlandais a subi la loi de son coéquipier Felipe Massa à Istanbul et de Lewis Hamilton à Monaco. Ainsi, la F1 arrive à Montreal dans une situation très indécise, avec trois pilotes à deux victoires. Mais comme l’année dernière, c’est Lewis Hamilton qui mène le championnat. La grosse différence, par rapport à 2007, où il occupait la tête du championnat pour avoir terminé toutes les courses sur le podium, il compte cette fois deux victoires à son compteur 2008.

On imagine combien le jeune Anglais sera motivé au Canada où il avait signé la première victoire de sa carrière la saison dernière. Ce succès, favorisé par une excellente gestion de la voiture de sécurité, avait marqué l’affirmation de ses ambitions. Les pilotes Ferrari savent combien leur jeune rival apprécie ce type de circuit. Eux qui se condamnèrent à Monaco en commettant trop d’erreurs doivent retrouver leur niveau de compétitivité s’ils ne veulent pas voir Hamilton leur brûler encore la politesse.

En direct de Monaco

Hamilton avait crevé. Il était temps que le Grand Prix de Monaco s’arrête pour Lewis Hamilton. L’équipe McLaren s’aperçut en effet, pendant le tour d’honneur de son pilote, que sa monoplace était crevée! En sachant que l’épreuve avait été amputée de deux tours, on peut se dire que le jeune Anglais a eu un joli coup de chance.
Kimi mal parti.
La course de Kimi Räikkönen fut ratée. Elle partit même très mal à cause d’un écrou de roue qui se grippa et ne permit pas à son équipe de monter les pneus dans les délais requis, d’où la pénalisation d’un « drive through » qui lui fut imposée. Kimi, après l’épreuve, s’excusa publiquement auprès d’Adrian Sutil pour avoir ruiné sa prestation. Sutil sermonné. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Adrian Sutil fut sermonné par les commissaires. S’il est vrai que sa 4e place devait beaucoup à son talent, elle était aussi le résultat d’un dépassement sous drapeau jaune : au 13e tour, le jeune Allemand se permit de prendre le meilleur sur Barrichello, Nakajima et Piquet à la fois ! Trop beau pour être tout à fait honnête.

Pic à pic. Le jeune Français Charles Pic, qualifié en pole-position, a réussi un joli coup en remportant dimanche matin la course de Renault 3.5. Le pilote de Romans-sur-Isère, à peine 18 ans, ne commit aucune faute dans une épreuve disputée entièrement sous la pluie, résistant à la pression de ses rivaux. Il reçut la coupe des mains de Calos Goshn le président de Renault, ravi de voir un jeune pilote tricolore s’imposer à Monaco.

Mosley opportuniste. Mas Mosley est un malin. Il vient de créer une fondation, qui sera chargée de répartir les 60 millions de dollars obtenus à partir de l’amende de 100 millions de dollars infligée à McLaren la saison dernière au sujet de l’affaire d’espionnage de Ferrari. Cette fondation veut doter la recherche en matière de sécurité dans le sport automobile. Le président de cette fondation n’est autre que Michael Schumacher. Ainsi Mosley, membre du comité directeur, a su se rendre indispensable, au moment où son avenir à la tête de la FIA va se jouer !

La fierté de Lewis

t.vautrat@sudouest.com

En s’imposant à Monaco ce dimanche, Lewis Hamilton a fait coup double. Il égale Räikkönen et Massa au nombre de victoire (2) et prend la tête du championnat, avec trois points d’avance sur le Finlandais de Ferrari. Il s’est ainsi superbement relancé dans la course au titre mondial et a surtout montré, à ceux qui doutaient de lui, qu’il avait à la fois la carrure pour assumer le leadership d’une équipe et lutter pour le titre mondial.

Car la victoire du jeune Anglais dans les rues de la Principauté, c’est aussi celle de la fierté d’un homme blessé. Alors oui, gagner dans les rues monégasques, comme son idole Ayrton Senna, il en rêvait depuis son enfance. Et rien n’aurait pu lui enlever cette idée de la tête. Il l’aurait fait la saison dernière, s’il n’avait été sacrifié à la stratégie d’équipe qui favorisait Alonso, en fonction de l’entrée possible d’une voiture de sécurité. Il en conçut un vif dépit et sans doute les ennuis de McLaren commencèrent-ils là.

A Monaco, Hamilton était survolté, guidé par son obsession de victoire et par ses certitudes. Et puis, il voulait aussi ne pas laisser les Ferrari boys s’envoler. Sans oublier que depuis le début de la saison, il ne pouvait pas ne pas entendre les critiques qui affirmaient que sans Alonso, il était beaucoup moins fort. Que ses prestations de la saison dernière devait tout aux qualités de mise au point du double champion du monde. C’était donc un homme déterminé à effacer les critiques qui s’était présenté en Principauté.

On a donc vu à Monaco que Lewis Hamilton n’avait pas besoin de l’Espagnol pour mettre son bolide au point. Hamilton a rappelé à tout le monde qu’il était un pilote de première force, un coureur comme il y en a peu, capable de se sublimer, de se survolter dans les grandes occasions. Il l’a emporté au prix de son panache, grâce à la qualité de son pilotage, qui le vit multiplier les tours rapides et constants à partir de son changement de pneus. Et qui lui permit de se retrouver en tête une fois les ravitaillements effectués. C’était un homme en état de grâce qui volait dans les rues de Monaco, qui sut compenser les infériorités de sa machine face aux Ferrari.

Sans doute avait-on oublié un peu vite sa prestation parfaite du Grand Prix du Japon la saison dernière, au motif qu’il avait craqué sous la pression à la fois en Chine et au Brésil. Elle avait alors révélé le talent de ce gaillard au mental en acier trempé. Hier, les erreurs, hier, ce fut Alonso qui les multiplia.

Voilà en tout cas Hamilton relancé. Tant mieux pour l’intérêt d’un championnat que beaucoup voyaient déjà promis aux hommes de la Scuderia. Certes, beaucoup de circuits lui conviendront moins que Monaco. Mais sa détermination sans faille sera un atout indéniable face à des pilotes Ferrari peut-être un peu trop sûrs de leur fait. Cette fois, personne ne peut oublier qu’il compte deux victoires à son compteur de la saison. C’est deux fois plus que la saison dernière à la même époque où il n’avait encore rien gagné.

En direct de Monaco

t.vautrat@sudouest.com


600 pour Franck Williams.
Le patron historique de Williams-Toyota fête ce week-end son 600e Grand Prix à la tête de son écurie.
200 pour Fischella. Giancarlo Fisichella disputera lui son 200° Grand Prix. Ce ne sera sans doute pas le plus mémorable puisqu’il s’ élancera en dernière position sur la grille de départ. L’italien se plaignit hier soir d’avoir été gêné, dans son dernier tour rapide par Barrichello en train de rentrer au stand.
Coulthard choqué. David Coulthard, victime d’une violente sortie de piste à la sortie du tunnel , estimait qu’il avait eu de la chance de s’en sortir indemne. « J’ai perdu le contrôle de la voiture quand j’ai freiné », expliqua-t-il. Cet accident rappelle celui de Wendlinger qui, en 1994, avait été victime d’une terrible sortie de route au même endroit sur sa Sauber. Heureusement pour Coulthard, la zone de dégagement est aujourd’hui beaucoup plus grande et l’Écossais s’en sortit sans dommage.
Kovalainen à la faute. Si David Coulthard jeta sa Red Bull dans le rail en Q2, Kovalainen s’était aussi illustré en tutoyant le rail ce matin. Après avoir signé me meilleur temps de la séance libre de samedi, il partit en tête-à-queue à la piscine et heurta le rail (sans gravité).
Pic en pole. Charles Pic : retenez bien ce nom. Ce gamin de 18 ans, qui n’a derrière lui qu’une saison de Formule Renault 2 litres, a réussi un petit exploit ce matin en signant la pole-position de la course de Formule Renault 3.5 qui sera courue dimanche matin à 11 heures. Pic court pour l’écurie championne en titre, Tech1, qui avait permis le sacre du Portugais Alvaro Parente.



24 mai 2008 - Aucun commentaire
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