t.vautrat@sudouest.com
Lewis Hamilton a décroché, dimanche dernier, le titre de champion du monde, dans les derniers virages du Grand Prix du Brésil, en dépassant in extremis l’Allemand Timo Glock, qui figurait alors à la 5e place. Le pilote Toyota, qui avait gardé ses pneus pour piste sèche quand la pluie s’était mise à tomber, n’avait pu résiste au retour de Sebastian Vettel et de Lewis Hamilton. Cela entraîna une sorte de suspicion, d’aucuns trouvant une forme de magouille dans cette facilité à se faire dépasser. Dépassement qui couronna le pilote anglais.
Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’en 2003, Fisichella, à bord de sa Jordan, avait remporté au Brésil la première victoire de sa carrière dans des conditions similaires. Kimi Räikkönen (McLaren) menait tranquillement l’épreuve et filait vers une victoire certaines, lorsqu’une averse s’abattit sur le circuit. Giancarlo Fisichella, qui s’était arrêté dès les premières gouttes pour chausser des pneus pluie, remonta à toute allure sur les pilotes de tête. Il se retrouva très vite dans les échappements du Finlandais, qu’il attaqua précisément dans le virage où Hamilton dépassa Glock. Kimi ne put rien faire face à la Jordan, pourtant bien peu compétitive en temps ordinaire par rapport à sa McLaren. Personne ne suspecta alors le Finlandais de s’être laissé dépasser. Räikkönen fut certes déclaré vainqueur mais ce n’était dû qu’à une erreur dans le décompte des tours. L’Italien récupéra sa victoire quinze jours plus tard.
t.vautrat@sudouest.com
Comme prévu Lewis Hamilton a remporté, au volant de sa
McLaren , le Grand Prix d’Allemagne, s’imposant devant les deux Brésiliens
Nelson Piquet (Renault) et Felipe Massa (Ferrari). Il a ainsi signé sa 4e
victoire de la saison, la 8e de sa carrière, qui lui permet de
prendre la tête du championnat avec 4 points d’avance sur Massa (58 à 54) et 7
sur Räikkönen seulement 6e.
Le jeune Anglais a montré une jolie facette de son talent en
parvenant à s’affranchir d’une erreur d’appréciation de son équipe lors de
l’entrée en piste de la voiture de sécurité à la suite de l’accident de Glock
au 35e tour. Alors que tous les pilotes rentrèrent au stand pour
ravitailler, McLaren ne jugea pas utile de rappeler son leader. Lequel, lorsqu’
il effectua son ultime ravitaillement à neuf tours de la fin, se retrouva en 4e
position d’une course menée par… Nelson Piquet ! Le Brésilien, sur une
stratégie à un seul arrêt, fut le grand bénéficiaire de l’accident de Glock,
puisqu’il put rester en piste pendant la neutralisation et se retrouva leader
de l’épreuve sans avoir doublé qui que ce soit sur la piste.
McLaren n’avait pas jugé utile de rappeler son pilote parce
qu’elle pensait qu’il reprendrait très vite les 23 s de marge dont il avait
besoin pour entrer et sortir des stands sans perdre la tête. Et puis, elle
avait peut-être en mémoire le douloureux incident de Montréal… Mais elle ne
pensait pas que le safety-car resterait en piste aussi longtemps…
Hamilton réussit une fin de course éblouissante, profitant
de la bienveillance de son coéquipier Kovalainen et de la supériorité de sa
McLaren sur la Ferrari de Massa pour remonter en deuxième position. Il passa
ensuite Piquet, au prix d’une manœuvre un peu virile pour reprendre sa deuxième
place.