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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

19000 tours
Le Blog de Thierry Vautrat consacré à la F1

Vettel de Toro Rosso à Red Bull

t.vautrat@sudouest.com

Ce qui n’était qu’un secret de Polichinelle a été confirmé ce jeudi à Hockenheim. C’est bel et bien le jeune Allemand Sebastian Vettel , 21 ans, qui remplacera David Coulthard chez Red Bull la saison prochaine. Arrivé en F1 la saison dernière comme pilote réserve de l’équipe BMW Sauber, il avait remplacé Kubica à Indianapolis, à la suite de son accident du Canada. Ses performances convaincantes lors des essais du vendredi lui valurent alors un volant chez Toro Rosso, en remplacement de l’Américain Scott Speed. Au volant de la modeste monoplace italienne, Vettel s’illustra au Japon où, remonté en troisième position, il heurta Webber sous régime de voiture de sécurité. Il réussit son meilleur résultat en Chine où il finit 4e. Son arrivée chez Red Bull met un terme aux rumeurs qui faisaient de Fernando Alonso le coéquipier de Mark Webber en 2009. Elle laisse aussi une place disponible chez Toro Rosso (deux si l’on considère que Bourdais n’a pas été confirmé). Parions pour Bruno Senna, très en vue en GP2 cette saison. Alonso, de son côté, n’a plus beaucoup de choix. Sauf si BMW se décidait à se séparer de Heidfeld, il devrait honorer sa dernière année de contrat chez Renault, avant de peut-être passer chez Ferrari où la rumeur l’envoie avec insistance.

 

Heikki l’autre Finlandais volant

t.vautrat@sudouest.com


En signant la pole-position du Grand Prix de Grande Bretagne, Heikki Kovalainen a confirmé à ceux qui pouvaient en douter, qu’il était un pilote très rapide et qu’il valait mieux que ce que sa saison chez Renault pouvait laisser penser. D’ailleurs, en 2005, il domina le championnat de GP2, jusqu’à ce que des problèmes avec sa monoplace ne lui permettent plus de s’opposer à la montée en puissance de Niko Rosberg. Il était alors 3e pilote Renault. Flavio Briatore avait été séduit par ce jeune Finlandais qui, dans la « Race of Champions » 2005, s’était permis de battre Schumacher sur une Ferrari Modena, puis Sébastien Loeb sur une Citroën Xsara. Excusez du peu !
Il avait ensuite connu des débuts laborieux en F1, lorsqu’on lui offrit le baquet d’Alonso parti chez Mclaren. Difficultés d’adaptation ? Sûrement. Mais la Renault, alors, ne valait pas les produits des deux saisons précédentes. Il s’illustra pourtant en prenant derrière Hamilton la deuxième place du Grand Prix du Japon, disputé sous la pluie battante. Il prouva ce jour-là, qu’il possédait quelques qualités. Cela ne suffit pas à lui garantir cette une place chez Renault où on lui préféra Nelson Piquet. Mais il y a longtemps que tout le monde sait que le flamboyant Italien à la tête de cette équipe, profite de sa position pour faire du business….
Kovalainen fut donc prestement échangé avec Alonso lorsque ce dernier manifesta son envie de revenir au bercail… Mais, chez McLaren, le Finlandais doit depuis le début de la saison se contenter d’un rôle de deuxième pilote. Cette pole est venue prouver que le gaillard était un vrai bon pilote.
 

Red Bull prépare 2009

t.vautrat@sudouest.com

Coulthard en F1 c’est (bientôt) fini. Le pilote Red Bull a annoncé ce jeudi à Silverstone où se déroulera le Grand Prix de Grande Bretagne, qu’il prendrait sa retraite à la fin de la saison. A l’inverse Mark Webber a lui annoncé qu’il venait de prolonger d’un an son contrat avec l’écurie austo-anglaise. La retraite de l’Ecossais n’est pas vraiment une surprise. Agé de 37 ans, il a connu un début de saison difficile, en se trouvant impliqué dans trois accrochages successifs dans les trois premières courses. Il est probable qu’on lui a signifié qu’il était libre de signer ailleurs.Coulthard avait débuté en F1 lors du Grand Prix d’Espagne 1994, a couru 237 Grand Prix, remporté 13 victoires et marqué 533 points pour Williams, McLaren et Red Bull.
La question est de savoir qui le remplacera chez Red Bull la saison prochaine. Le grand favori s’appelle Sebastian Vettel, tenu en haute estime dans le paddock. A 21 ans, il est un grand espoir du sport automobile et réussit de jolies choses au sein de l’écurie soeur Toro Rosso. Pour autant, Christian Horner, le directeur de l’écurie, a déclaré qu’il entendait prendre le temps de la réflexion avant de prendre une décision.
Sans doute Horner veut-il regarder autour de lui et notamment en GP2. En l’occurrence, nous miserions bien un petit penny, sur Bruno Senna, le neveu d’Ayrton, qui joue les premiers rôles dans cette discipline. Il a certes 25 ans mais s’illustre à chacune de ses sorties. Il a ainsi remporté la course de Monaco de fort jolie façon. Et il porte déjà les couleurs Red Bull sur sa monoplace…



Stabilité pour Toro Rosso en 2009

t.vautrat@sudouest.com

Dietrich Mateschitz, le fondateur de la firme de boissons énergisantes Red Bull et propriétaire de l’équipe de F1 du même nom, assure qu’il ne laissera pas tomber Toro Rosso la saison prochaine. Bien qu’il cherche à vendre l’ex-Scuderia Minardi, il a indiqué qu’il maintiendrait le même budget de fonctionnement la saison prochaine, ainsi que le même nombre d’employés.

Mateschitz est arrivé en F1 en 2005 en rachetant l’écurie Jaguar. Il développa sa présence la saison suivante en s’offrant Minardi, baptisée Toro Rosso (toro rouge en italien). Cette formation utilisant les châssis Red Bull conçus par Adrian Newey, elle tombera dans l’illégalité en 2010, puisque le règlement interdira à quelque équipe que ce soit d’utiliser des châssis « clients ». D’où son intention de vendre Toro Rosso aussi vite que possible. Le règlement peut paraître stupide, puisque cela limite le nombre de voitures au départ mais il n’est que le résultat des doléances de Franck Williams, qui estime que tout prétendant au titre constructeur devrait concevoir lui-même son propre châssis.

Le magnat autrichien n’a cependant pas envie d’affaiblir trop vite l’écurie sœur de Red Bull, parce qu’elle fait courir un pilote français, Sébastien Bourdais. Et que ce dernier est un excellent support commercial, à l’heure où le gouvernement français vient de donner son accord pour la commercialisation des petites cannettes argent et bleu. La présence de la firme autrichienne sur la C4 de Sébastien Loeb ne s’explique pas autrement.

Le Grand Prix de France 2009 fait l’unanimité à la FFSA

La FFSA a décidé qu’en 2009, elle organiserait bien un Grand Prix de France qui se déroulera à Magny-Cours comme prévu. Réunie en assemblée générale à Paris autour de son président Nicolas Deschaux, la fédération s’est prononcée à l’unanimité pour le maintien de l’épreuve au calendrier de la F1. Cela dit, la FFSA entend écouter tous les candidats potentiels à l’organisation du Grand Prix de France après 2010, auxquels seront envoyé un cahier des charges d’ici à la mi-juillet. Sera retenu, sans doute en octobre prochain, le projet le plus sérieux. Mais Magny-Cours, qui s’est engagé dans un projet de rénovation appelé Magny-Cours 2 est le seul organisateur à posséder un circuit en même temps qu’un vrai savoir faire.

26 juin 2008 - Aucun commentaire
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Sur la voie des stands

t.vautrat@sudouest.com

Réconciliation. Lewis Hamilton, coupable d’avoir percuté la Ferrari de Räikkönen à la sortie de la voie des stands au Canada et donc d’avoir anéanti la course du Finlandais, est entré dans le motorhome de la Scuderia vendredi pour s’excuser de ce qu’il a qualifié d’énorme bêtise.


Bernie est arrivé.
Bernie Ecclestone est arrivé ce samedi à Magny-Cours. D’habitude, il se présente sur les circuits le jeudi. Mais ne considérant qu’il n’était pas venu l’année dernière, au motif qu’il détestait les enterrements, on peut considérer qu’il a consenti un bel effort!

Flavio s’est marié.
Flavio Briatore s’est marié le week-end dernier avec Elisabetta Gregoraci à Rome, en présence d’une centaine d’invités très people. Le chauffeur de la berline qui emporta les deux époux, n’était autre que Fernando Alonso. Pour l’occasion, Briatore portait des boutons de manchettes gravés des initiales FE au lieu des habituelles FB. Ce mariage a éclipsé en notoriété celui de Wayne Rooney et Coleen McLaughlin, qui se déroulait également en Italie. Reste juste à espérer que le footballeur n’ait pas porté des boutons de manchette gravés à l’initiale de son prénom et à celle de sa femme !


Alonso vers BMW ?
Les rumeurs vont toujours bon train concernant l’avenir de Fernando Alonso. La dernière rumeur fait état d’un transfert chez BMW la saison prochaine, en remplacement de Nick Heidfeld. Rumeur aussitôt démentie.


Giuly pro Alonso. Interviewé par le Red Bulletin, ce fanzine impertinent écrit, imprimé et distribué sur les circuits de F1, Ludovic Giuly révèle que son pilote préféré est Fernando Alonso. « Pour moi, c’est le meilleur », assure-t-il. 
 

  


 Mavuba et Ronaldo. Parmi les VIP invités au Grand Prix de France, on pouvait noter la présence de Ronaldo et Rio Mavuba. Le Bordelais est un grand fan de l’écurie Ferrari. On a pu aussi remarquer la présence de Valérie Bègue (Miss France) et de Mireille Mathieu, venue chanter la Marseillaise, comme tous les ans. De ce côté-là, Magny-Cours se prête à la risée du monde entier!

Nico Rosberg aime la France

t.vautrat@sudouest.com

S’il est quelqu’un qui apprécie courir en France, c’est Nico Rosberg. Le jeune pilote Williams que nous avons rencontré jeudi après-midi en exclusivité nous a confié qu’il se sentait bien dans notre pays. « J’ai été sacré champion de France et champion de la ligue Côte d’Azur de Karting », glisse-t-il. « J’ai couru pendant deux ans dans ce pays. Avec mon père, j’ai parcouru tous les coins de France possible. Je suis allé partout, à Pau, à Colmar, à St-Amand, au Val d’Argenton : j’ai tout vu. On allait d’un hôtel Ibis à l’autre, avec une bande de jeunes. La France, je la connais comme ma poche. » Nico Rosberg, fils de Keke, sacré champion du monde 1982 chez Williams, est une riche personnalité. Fils d’un père finlandais et d’une maman allemande, il porte la nationalité de sa mère mais, pour avoir vécu à Monaco depuis sa naissance, parle cinq langues avec aisance, l’allemand, le finlandais, l’italien, le français et l’anglais.

Vous avez terminé 3e du Grand Prix d’Australie mais ensuite vous avez connu des courses plus difficiles. Pourquoi ?

J’étais content de mon début à Melbourne mais ensuite je n’ai pas pu confirmer car la voiture manquait de performance sur les circuits normaux, comme Barcelone ou Istanbul. Je ne suis donc pas parvenu à faire mieux que deux fois 8e. C’est dommage car j’ai réussi une ou deux bonnes courses comme à Barcelone où j’occupais la 6e place quand la voiture a cassé. L’équipe m’avait fourni une bonne voiture pour Monaco et Montréal. Malheureusement, je n’ai pas été à la hauteur de ce qu’on attendait de moi. J’étais plutôt dans le bon rythme aux essais mais je suis sorti de la piste à Monaco et j’ai eu cet accident dans la voie des stands au Canada.

Ce n’était pourtant pas si mal jusqu’à vos accidents ?

Au point de vue vitesse, je suis content car j’ai pu montrer que j’étais un des pilotes les plus rapides. Mais je n’ai pas pu marquer de points et c’est ce qui compte à la fin. J’espère que pour les courses qui viennent, je vais disposer d’une voiture plus compétitive.

A Magny-Cours, quels sont vos espoirs ?

J’ai pris dix places de pénalité au départ à la suite de l’accident de Montréal, ce sera donc difficile pour moi d’espérer quelque chose. C’est dommage car j’aime beaucoup le circuit ici. J’y ai beaucoup couru. J’ai gagné en Formule 3, en GP2. Il y a beaucoup de gens qui n’apprécient pas venir ici parce que c’est au milieu de nulle part mais moi, je suis avec mon motor-home ici, donc c’est pareil qu’ailleurs en Europe. Cette pénalité va influencer ma stratégie parce que même si j’entre en Q3, cela risque de faire dernier sur la grille. Il faudra donc tenir compte de la nécessité de dépasser dans les régagles de ma voiture, cela en essayant de signer le meilleur chrono possible en qualifs. Il faudra trouver le bon compromis.

Que s’est-il passé dans cette voie des stands à Montréal?

Ce feu rouge était un élément inattendu pour moi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soir rouge. C’était une situation nouvelle pour moi. Et quand on ne s’attend pas aux événements, on met du temps pour réagir. Là, c’était trop tard. En fait, moi, je ne voyais pas les voitures arrêtées. J’avais juste Hamilton devant moi.

Vous disputez votre troisième saison de F1 avec Williams. Avez-vous le sentiment de progresser ?

Moi, je progresse. Mais du point de vue de l’équipe, on n’a pas progressé. L’an passé, nous étions à peu près à la même place. En Australie, nous avons eu de la chance de finir 3e car je m’étais qualifié en 8e position. C’’est difficile d’expliquer pourquoi nous ne progressons pas. Pour autant, je me sens bien dans cette équipe, j’ai grandi avec elle.

Est-il vrai que Ron Dennis vous voulait pour remplacer Alonso?

Franlk Williams a confirmé qu’il avait reçu une offre de McLaren. Il n’a pas voulu me laisser partir. Mais je ne regrette rien, je me sens bien chez Williams.

Vous parle-t-on toujours de votre père ?

Oui, un peu. Le problème, c’est qu’il vient sur tous les Grand Prix. Il est commentateur pour la télévision finlandaise. Il me dit toujours « il faut que je vienne pour le travail ». Dans les interviews, avant, 35% des questions qui m’étaient posées étaient consacrées à mon père. Maintenant ce n’est plus que 18% ! Je suis donc toujours le fils de mon père ! Il faut que je gagne le titre pour que l’on ne m’en parle plus.

 

 

Magny-Cours ne veut pas mourir

t.vautrat@sudouest.com

Dispute-t-on le dernier Grand Prix de France à Magny-Cours ? En théorie, il ne peut se dérouler que sur la piste nivernaise. La FOM, la société détentrice des droits commerciaux de la F1, est sous contrat avec la FFSA, organisatrice de l’épreuve jusqu’en 2011. Et la FFSA est liée à Magny-Cours jusqu’en 2009. Mais, on le sait, Bernie Ecclestone déteste venir sur ce circuit, perdu au milieu de la campagne française. Tout lui est insupportable : l’absence d’aéroport, l’autoroute qui s’arrête à cinq kilomètres, la faiblesse de l’accueil hôtelier, la vétusté des stands, etc… Evidemment, Magny-Cours, comparé à Barcelone, Monaco ou Monza, ce n’est pas très glamour et pas très attractif pour les VIP. Lesquels sont obligés de prendre des avions privés depuis Le Bourget jusqu’à Nevers, puis des hélicoptères de Nevers jusqu’au circuit. Bernie préférerait donc un Grand Prix de France à Paris et nulle part ailleurs.

A Magny-Cours, on ne veut pourtant pas lâcher cette épreuve, d’autant que les pilotent apprécient le tracé. Et eux se moquent éperdument des distractions nocturnes. Les responsables du circuit ont lancé un vaste programme de réhabilitation de 32 millions d’euros. Ainsi les stands seraient totalement rebâtis, dans une version plus moderne, plus spacieuse et plus confortable. Deux complexes hôteliers verraient également le jour, ce qui est une nécessité absolue puisque la grande majorité de la presse loge chez l’habitant. Enfin, l’état entend achever en 2010 le prolongement de l’autoroute A77.
Pour la FFSA, organiser le Grand Prix est un défi budgétaire considérable. Il faut trouver 22 millions d’euros, en sachant que la FOM en prend 18. Or, les collectivités ne financent qu’un tiers de ce budget… La fédération ne se prononce jamais d’une année à l’autre, compte tenu de la nécessité de boucler chaque année le financement. Le Grand Prix de France plaît pourtant aux spectateurs. On annonce une fréquentation en hausse de 10% pour cette année, soit plus de 80.000 personnes.
Comme l’année dernière, on parle de pause pour 2009, en attendant de trouver un autre site d’accueil. Mais beaucoup craignent qu’une pause d’un an signifie la fin du Grand Prix de France de F1.

 

20 juin 2008 - Aucun commentaire
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Les pilotes en grève à Silverstone?

t.vautrat@sudouest.com

Les pilotes de F1 feront-ils grève à Silverstone ? La menace est bien réelle ; elle a été formulée hier à Magny-Cours par les membres du GPDA (Grand Prix Drivers Association), l’association des pilotes de Grand Prix. Quel est l’objet du litige ? Le prix de la Super Licence que les pilotes sont obligés de payer auprès de la FIA pour courir en F1 et qui va subir une augmentation spectaculaire la saison prochaine.
Ce système est assez particulier, puisque mieux on est classé, plus on paye ! La FIA a beau rétorquer que mieux on est classé, plus les salaires que l’on touche sont élevés, cela n’amuse pas Kimi Räikkönen le champion du monde d’avoir à sortir la plus grosse somme de tous les coureurs engagés! Jusqu’à présent, les pilotes devaient s’acquitter d’un forfait de 1725 euros, auquel s’ajoutaient 456 euros par point marqué. Ce qui signifie que la vedette de la Scuderia a dû s’acquitter d’une somme de 67.286 euros pour courir cette saison. C’est dérisoire pour un garçon qui touche entre 25 et 30 millions d’euros par an. Mais il vit cela comme une pénalité et de savoir que ce sera encore plus cher en 2009 l’agace prodigieusement.
Car la FIA n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. La saison prochaine, il faudra payer un forfait de 10.000 euros, plus 2.000 euros par point marqué. Räikkönen, qui a inscrit 110 points en 2007, aurait été taxé de 230.00 euros ! Une belle somme, effectivement, qui indigne la plupart de ces coursiers, comme Mark Webber. ”Les gens doivent comprendre la situation”, dit-il. “Il est évident que nous sommes bien payés mais jusqu’à preuve du contraire, un Cristiano Ronaldo n’est pas obligé de sortir 300 dollars par an pour jouer au football. »

Alerté par une lettre co-signée par Alonso, Webber et de la Rosa, Max Mosley le président de la FIA s’est dit prêt à rencontrer les pilotes pour discuter du sujet. Il est vrai qu’une grève ferait mauvais effet pour lui…

Ecclestone parle de scission

t.vautrat@sudouest.com

Le sujet revient régulièrement à l’ordre du jour quand les protagonistes se déchirent : la F1, par la voix de Bernie Ecclestone, menace de s’affranchir de la tutelle de la Fédération internationale de l’automobile et de créer un championnat parallèle. De fait, les accords de la Concorde étant arrivés à échéance à la fin de l’année 2007, la discipline n’est régie que par des règles tacites, car aucun accord n’a pu être redéfini. Il est vrai qu’en F1, il est très difficile de faire avancer les choses, puisqu’il faut l’unanimité pour chaque décision. A Montréal, Bernie Ecclestone a pris les choses en main, convoquant tous les chefs d’écurie pour les convaincre de la nécessité de progresser dans la bonne direction. « Nous devrions être arrivés à un accord depuis deux ans », a-t-il dit. « Le problème est que tout le monde cherche à se négocier un avantage. »

Cette négociation se déroule sur fond de guerre entre Ecclestone et Mosley. Le premier souhaite en effet la démission du second, à la suite de l’affaire de scandale sexuel dans laquelle il a été compromis, cela parce que cette affaire nuit à l’image de marque de la F1, dixit Ecclestone. Mosley, de son côté, souhaiterait que soit redéfini e la distribution des revenus commerciaux de la F1 et accuse Ecclestone de vouloir minimiser le rôle de la FIA, garante des règles sportives. Ce à quoi ce dernier répond qu’il peut très bien s’affranchir de la fédération internationale et, qu’après tout, le NASCAR, aux USA, fonctionnait en totale autonomie.

Hier Bernie a été obligé de minimiser ses propos. Il est vrai que sa menace de scission ne tient pas compte d’une chose : la position légaliste de l’équipe Ferrari, qui ne courra que pour un championnat labellisé FIA. Or, la F1 sans Ferrari ne serait plus tout à fait la F1.

 

17 juin 2008 - Aucun commentaire
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