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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

19000 tours
Le Blog de Thierry Vautrat consacré à la F1

Vettel de Toro Rosso à Red Bull

t.vautrat@sudouest.com

Ce qui n’était qu’un secret de Polichinelle a été confirmé ce jeudi à Hockenheim. C’est bel et bien le jeune Allemand Sebastian Vettel , 21 ans, qui remplacera David Coulthard chez Red Bull la saison prochaine. Arrivé en F1 la saison dernière comme pilote réserve de l’équipe BMW Sauber, il avait remplacé Kubica à Indianapolis, à la suite de son accident du Canada. Ses performances convaincantes lors des essais du vendredi lui valurent alors un volant chez Toro Rosso, en remplacement de l’Américain Scott Speed. Au volant de la modeste monoplace italienne, Vettel s’illustra au Japon où, remonté en troisième position, il heurta Webber sous régime de voiture de sécurité. Il réussit son meilleur résultat en Chine où il finit 4e. Son arrivée chez Red Bull met un terme aux rumeurs qui faisaient de Fernando Alonso le coéquipier de Mark Webber en 2009. Elle laisse aussi une place disponible chez Toro Rosso (deux si l’on considère que Bourdais n’a pas été confirmé). Parions pour Bruno Senna, très en vue en GP2 cette saison. Alonso, de son côté, n’a plus beaucoup de choix. Sauf si BMW se décidait à se séparer de Heidfeld, il devrait honorer sa dernière année de contrat chez Renault, avant de peut-être passer chez Ferrari où la rumeur l’envoie avec insistance.

 

Le triomphe d’Hamilton

t.vautrat@sudouest.com

D’aucuns s’étaient risqué à l’affirmer dès la saison dernière. Cela avait pu paraître prématuré à d’autres. L’homme nous l’a confirmé dans un Grand Prix d’Angleterre disputé sous la pluie battante : il y a du Senna chez Lewis Hamilton. Oui, il y a du Senna chez ce jeune homme, cette sublime maestria du pilotage sous la pluie. Sur l’eau, le Brésilien entrait en lévitation, comme possédé par de divines inspirations et jouait sur le fil du rasoir avec un art qui le plaçait dans une autre dimension. Quand les autres tentait de rester sur la piste, lui volait et narguait ses rivaux de son talent inouï.

Sous la pluie de Silverstone, Lewis Hamilton a piloté avec cette même virtuosité, ridiculisant ses adversaires, comme il l’avait déjà fait au Japon l’année dernier ou à Monaco cette année. Il s’est imposé avec la même aisance, qui lui permit de prendre un tour à Räikkönen et Alonso , puis de terminer sur les talons du troisième Rubens Barrichello, relégué à 1’20’’ ainsi que de Nick Heidfeld, deuxième à 1’8’’, au bénéficie d’un bon choix de pneu au bon moment ! Le jeune Anglais, si ce n’est un tout droit sans conséquence dans une chicane, ne commit aucune faute, quand ses rivaux, Massa (6 têtes à queue), Räikkönen, Kubica, Webber multiplièrent les figures.

Lewis Hamilton est le nouveau maître de la pluie. Il a remporté sur ses terres la première victoire d’un Anglais depuis le succès de Johnny Herbert en 1995. Son triomphe lui permet d’effacer les erreurs qui lui avaient coûté cher au Canada et en France. Le voilà revenu en tête du championnat, à égalité avec les deux pilotes Ferrari. Un nouveau championnat commence et bien malin qui peut donner le nom du futur champion du monde.

Le classement : 1.Hamilton(McLaren-Mercedes  1h39:09.440; 
2.  Heidfeld (BMW Sauber)1:08.500;
3.Barrichello (Honda) 1:22.200 ; 
4.Raikkonen     (Ferrari)à 1 tour ; 
5. Kovalainen (McLaren-Mercedes ; 
6. Alonso (Renault) ; 
7. Trulli (Toyota) ; 
8. Nakajima (Williams-Toyota); 
9. Rosberg (Williams-Toyota) ; 
10. Webber (Red Bull-Renault) ; 
11. Bourdais (Toro Rosso-Ferrari) ; 
12. Massa (Ferrari).
Championnat du monde : 1. Räikkönen, Massa, Hamilton (48 pts) ; 
4. Kubica (46); 
5. Heidfedl (36) ; 
6. Kovalainen 24.
 

Heikki l’autre Finlandais volant

t.vautrat@sudouest.com


En signant la pole-position du Grand Prix de Grande Bretagne, Heikki Kovalainen a confirmé à ceux qui pouvaient en douter, qu’il était un pilote très rapide et qu’il valait mieux que ce que sa saison chez Renault pouvait laisser penser. D’ailleurs, en 2005, il domina le championnat de GP2, jusqu’à ce que des problèmes avec sa monoplace ne lui permettent plus de s’opposer à la montée en puissance de Niko Rosberg. Il était alors 3e pilote Renault. Flavio Briatore avait été séduit par ce jeune Finlandais qui, dans la « Race of Champions » 2005, s’était permis de battre Schumacher sur une Ferrari Modena, puis Sébastien Loeb sur une Citroën Xsara. Excusez du peu !
Il avait ensuite connu des débuts laborieux en F1, lorsqu’on lui offrit le baquet d’Alonso parti chez Mclaren. Difficultés d’adaptation ? Sûrement. Mais la Renault, alors, ne valait pas les produits des deux saisons précédentes. Il s’illustra pourtant en prenant derrière Hamilton la deuxième place du Grand Prix du Japon, disputé sous la pluie battante. Il prouva ce jour-là, qu’il possédait quelques qualités. Cela ne suffit pas à lui garantir cette une place chez Renault où on lui préféra Nelson Piquet. Mais il y a longtemps que tout le monde sait que le flamboyant Italien à la tête de cette équipe, profite de sa position pour faire du business….
Kovalainen fut donc prestement échangé avec Alonso lorsque ce dernier manifesta son envie de revenir au bercail… Mais, chez McLaren, le Finlandais doit depuis le début de la saison se contenter d’un rôle de deuxième pilote. Cette pole est venue prouver que le gaillard était un vrai bon pilote.
 

Kovalainen première

t.vautrat@sudouest.com
Heikki Kovalainen a créé la sensation en signant la pole-position du Grand Prix de Grande Bretagne en 1’21’’049. C’est la première pole-position de la carrière du jeune Finlandais, qui avait déjà dominé les essais libres la semaine dernière à Silverstone, ce qui prouve qu’il est manifestement très à l’aise sur cette piste. Cette épreuve nous offre d’ailleurs une première ligne inédite et surprenante, puisque le deuxième des qualifications est Mark Webber (1’21’’554), excellent depuis deux jours au volant de sa Red Bull.
Pour les Anglais, la déception est venue de Lewis Hamilton, que tout le public attendait en pole. Le pilote McLaren avait d’ailleurs signé le meilleur chrono absolu en Q2 en 1’19’’537. Il semblait parti pour dominer tout le monde en Q3 mais, alors qu’il possédait 7 dixièmes d’avance sur tout le monde sur son premier tour rapide, il ne put éviter de partir à la faute. Aussi fut-il un peu contraint d’assurer le coup sur son deuxième run. Résultat, il n’a signé que le 4e temps en 1’21’’835, juste derrière Räikkönen (1’21’’706). De tous
  les pilotes de pointe, il fut celui qui tourna le moins en Q1.
 A ce sujet, on attendait beaucoup mieux des Ferrari et notamment de Felipe Massa, le leader du championnat du monde, d’ordinaire excellent dans l’exercice des qualifications. Le petit Brésilien n’a signé que le 9e temps en 1’23’’305, à plus de deux secondes de la pole ! Il a même subi l’affront de se faire devancer d’une demi-seconde par la Toro Rosso de Vettel, qui utilise elle aussi un moteur Ferrari. Trop gros pour être vrai ? Peut-être. Le petit Brésilien fut victime d’un problème de roue à son retour aux stands après son premier run. Mais d’aucuns se demandent si la Scuderia n’aurait pas sciemment choisi des réglages pluie en prévision du mauvais temps…

 

Hamilton s’y prend mal

t.vautrat@sudouest.com

A l’arrivée du Grand Prix de France, Lewis Hamilton cache une énorme colère intérieure derrière un air fataliste un peu contrit. Il assure, avec la mine de celui pense l’inverse de ce qu’il affirme, qu’il ne se sent pas persécuté. Il se demande pourtant comment son équipe a pu prendre trois pénalités dans le même week-end, alors que Ferrari semble pouvoir tout se permettre. Räikkönen aurait dû en effet être arrêté car le morceau d’échappement qui pendait sur les flancs de sa monoplace créait un dangfer potentiel… Hamilton ne comprend pas la pénalité qui lui a été infligée sur la piste, ce « drive through » qui lui enleva toute chance de marquer des points dans cette épreuve. Il a beau multiplier les explications, les images prouvent qu’il a bel et bien passé Vettel en coupant la chicane. McLaren écopa donc d’une troisième pénalité dans le même week-end, après le recul de dix places infligé à Hamilton et celui de cinq places infligé à Kovalainen au départ!
   Le jeune Anglais a donc perdu gros dans cet accrochage du Grand Prix du Canada. On peut estimer qu’il a perdu la troisième place à Montréal, puisque Räikkönen et Kubica  l’avaient précédé à la sortie des stands et la seconde à Magny-Cours. Troisième temps des essais en France, il n’aurait pas pu inquiéter Massa mais aurait devancé Räikkönen, handicapé par la rupture de son pot d’échappement.  En tout, cela fait 14 points égarés à cause de cet accident canadien. On verra ce qu’il adviendra de cette saison, mais si Hamilton devait perdre le titre pour moins de 14 points, il sera inutile de chercher ailleurs les raisons de cet échec. Deux titres successifs envolés à l’entrée et à la sortie des stands, cela fait beaucoup…
   Il est évident que si le jeune Anglais veut devenir champion du monde, il va lui falloir cesser de se croire plus fort que tous ses rivaux. Il fut mal conseillé en Chine mais vit rouge au Brésil quand Alonso le devança au départ. Il vit rouge encore à Montréal, avec Kimi devant lui, s’apercevant à la dernière seconde que le feu était rouge. En France, il manqua de discernement. Parce qu’à se croire invincible, il commit la faute irréparable sur Vettel. Lewis Hamilton va devoir apprendre l’humilité, apprendre à se contenter de petits points, quand la victoire ne lui sourit pas. C’est à ce seul prix qu’il pourra espérer conquérir la couronne mondiale un jour.   
 

Felipe Massa prend le pouvoir

t.vautrat@sudouest.com

Comme prévu, les Ferrari ont signé imparable doublé sur le circuit de Magny-Cours, s’imposant devant la surprenante Toyota de Trulli, la McLaren de Kovalainen et la BMW-Sauber de Kubica. Comme la saison dernière, ce n’est pas l’auteur de la pole-position, qui l’a emporté, mais le deuxième homme, Felipe Massa. Ce dernier, meilleur chrono des essais en 2007, avait subi la loi de Räikkönen, auteur d’une superbe démonstration entre ses ravitaillements. Le destin a rendu une monnaie amère au Finlandais qui, alors qu’il volait vers une confortable victoire, fut victime d’un problème d’échappement et dut, au 38e tour, laisser filer son coéquipier brésilien. Il put néanmoins préserver sa deuxième place de la convoitise de Trulli. “La voiture était lente en ligne droite et en sortie de virage lent”, commenta-t-il après l’épreuve. “Dans les derniers tours, à plusieurs reprises, elle s’est presqu’arrêtée. Heureusement, j’avais pu prendre assez d’avance en début de course pour me prémunir d’un retour de mes adversaires. Dans ces conditions, je suis plutôt content d’avoir pu finir la course et de marquer huit points.”

Felipe Massa, de son côté, bénit la chance qui lui offrit cette victoire. “De temps en temps, il vous faut de la chance dans la vie. La course ne fut pas facile pour autant, avec ces petites averses qui, tout, à coup, changeaient les conditions d’adhérence.” En signant sa troisième victoire de la saison, après Bahrein et Istanbul, la huitième de sa carrière, le pilote brésilien prend la tête du championnat, avec 48 points, devant kubica (46), Räikkönen (43) et Hamilton (38 points). Ce dernier est la grande victime de la journée, qui n’a pas pu marquer le moindre point. Sa bêtise de Montréal lui aura coûté cher, en le pénalisant de dix places au départ du rendez-vous français. Qui plus est, il fut une fois de plus pénalisé d’un “drive-through”, pour avoir doublé Vettel en coupant la chicane et vit donc sa remontée compromise, par un passage au stand qui le rejeta de la 10e à la 13e place. Il se retrouva ainsi 18e , après son arrêt ravitaillement au 18e tour. Il remonta progressivement, pour échouer à la 10e place derrière Coulthard. “Ma punition était sûrement un peu sévère. J’ai le sentiment d’avoir dépassé mon adversaire dans les règles et j’avais l’avantage dans le virage”, dit-il. ” Mais j’étais à l’extérieur, ce qui ne m’a pas permis de prendre une trajectoire normale. Alors, j’ai perdu l’arrière et je suis passé par dessus le vibreur. Après, cela j’ai attaqué très fort jusqu’à la fin de la course. C’est la troisième fois que je ne marque pas de points, je suis à dix longueurs mais il reste dix courses. Je suis déterminé à rebondir à Silverstone devant mon public.” Certes, mais Ferrari s’annonce tout autant redoutable en Angleterre dans quinze jours…
Chez Toyota, on accueillit la troisième place de Jarno Trulli comme une victoire. Le petit Italien dédia son podium à Ove Anderson, cet ancien pilote de rallye, responsable du programme sportif de la marque et décédé récemment dans un accident de la route, alors qu’il parcticipait à une course de voitures historiques en Afrique. Trulli batailla fermement pour préserver sa troisième place des assauts de Kovalianen. Lui qui avait été renvoyé de chez Renault il y quelques années pour n’avoir pas du résister à la pression d’un de ses adversaires, fut cette fois héroïque.
L’une des sensations du jour fut créée par Nelson Piquet. Auteur d’une course opiniâtre, le Brésilien finit 7e devant Fernando Alonso, il est vrai victime d’une erreur in attendue, par la faute d’un retardataire. Enfin Sébastien Bourdais livra une course difficile, coincé qu’il fut en 15e position derrière Nakajima, parti sur une stratégie à trois arrêts. Son autre problème survint après son prermier ravitaillement. Alors qu’il évoluait devant Räikkönen et qu’il s’échappait, il fut contraint de le laisser passer à cause des drapeaux bleus agités devant lui. Une fois derrière, il ne put rien faire d’autre que de le suivre.

 

Magny-Cours: Räikkönen en pole devant Massa

t.vautrat@sudouest.com
Comme prévu sur ce circuit de Magny-Cours où elles sont toujours à l’aise, les Ferrari ont signé les deux meilleurs temps de la séance qualificative, devant Lewis Hamilton et Fernando Alonso. Mais alors qu’on attendait Felipe Massa, sans doute l’homme le plus vite du plateau sur un tour et auteur du meilleur chrono absolu en Q1 en 1’15’’024, c’est Kimi Räikkönen qui s’est attribué la pole-position, en 1’16’’449, laissant son coéquipier Felipe Massa à 41 millièmes. Le Finlandais, qui a signé la 200e pole-position de l’histoire de la Scuderia, la 16e de sa carrière et sa 2e de la saison après Melbourne, est bien parti pour rééditer son succès de la saison dernière, sur une piste où il a terminé sept fois de suite dans les points. Lui qui n’avait marqué aucun point lors des deux dernières courses, ne devrait pas manquer la possibilité de renouer avec la victoire ce dimanche.
Felipe Massa, à qui paraissait promis ce meilleur chrono, ne s’avouait pas déçu. « Cela reste une bonne qualif », dit-il. « J’ai peut-être un peu trop sur-piloté en Q3 ce qui m’a amené à commettre quelques erreurs. Mais, c’est bien d’être en première ligne. »
Lewis Hamilton, 3e en 1’16’’693, était de son côté un peu déçu, puisque la pénalité de dix places dont il a écopé à la suite de son accident du Canada, le renvoie en 13e position. « A chacun de mes deux tours, j’ai commis la même erreur, en sortant large du virage 7. J’ai perdu énormément de temps dans cette opération. J’ai attaqué partout, j’étais bien dans tous les secteurs, sauf dans celui-là. Nous avions réglé la voiture pour être aussi rapide que possible en qualification.”
Lewis Hamilton se montre cependant assez confiant pour la course. Il sait que Kimi Räikkönen, qui pilotait alors chez McLaren, avait réussi une très belle course en 2005, partant 13e, pour arriver second. “Ce ne fut pas facile de trouver la bonne stratégie”, expliqua-t-il. “J’ai confiance quant aux aptitudes de ma monoplace à dépasser en course. Mais si nous parvenions à prendre quelque points, ce serait un excellent bonus. »
La troisième place sera occupée par ce battant de Fernando Alonso, qui prouve ainsi les progrès de la R28. Le petit Espagnol peut espérer jouer les trouble-fête en début de course ce dimanche et pourquoi pas, obtenir son premier podium de la saison. A noter les difficiles qualifications des BMW Sauber, Kubica n’étant que 7e derrière Kovalainen et Truli alors que Heidfeld n’est pas parvenu à sortir de Q2.
Bourdais, lui, a réussi à passer en Q2 pour la deuxième fois de la saison, après Barcelone. Là, il dut se contenter du 14e temps en 1’16’’045 juste derrière son coéquipier Vettel, en 1’15’’816. Jamais, depuis le début du week-end, il n’a pu tourner plus vite que son coéquipier, ni à descendre sous les 1’16’’. « Cela s’est joué à pas grand-chose », lança-t-il après la séance. « J’espérais finir 12e mais la piste a beaucoup évolué. « Ma voiture, c’est l’anti-Bourdais. Elle sous-vire en entrée de virage serré et survire dans les rapides. »

Sur la voie des stands

t.vautrat@sudouest.com

Réconciliation. Lewis Hamilton, coupable d’avoir percuté la Ferrari de Räikkönen à la sortie de la voie des stands au Canada et donc d’avoir anéanti la course du Finlandais, est entré dans le motorhome de la Scuderia vendredi pour s’excuser de ce qu’il a qualifié d’énorme bêtise.


Bernie est arrivé.
Bernie Ecclestone est arrivé ce samedi à Magny-Cours. D’habitude, il se présente sur les circuits le jeudi. Mais ne considérant qu’il n’était pas venu l’année dernière, au motif qu’il détestait les enterrements, on peut considérer qu’il a consenti un bel effort!

Flavio s’est marié.
Flavio Briatore s’est marié le week-end dernier avec Elisabetta Gregoraci à Rome, en présence d’une centaine d’invités très people. Le chauffeur de la berline qui emporta les deux époux, n’était autre que Fernando Alonso. Pour l’occasion, Briatore portait des boutons de manchettes gravés des initiales FE au lieu des habituelles FB. Ce mariage a éclipsé en notoriété celui de Wayne Rooney et Coleen McLaughlin, qui se déroulait également en Italie. Reste juste à espérer que le footballeur n’ait pas porté des boutons de manchette gravés à l’initiale de son prénom et à celle de sa femme !


Alonso vers BMW ?
Les rumeurs vont toujours bon train concernant l’avenir de Fernando Alonso. La dernière rumeur fait état d’un transfert chez BMW la saison prochaine, en remplacement de Nick Heidfeld. Rumeur aussitôt démentie.


Giuly pro Alonso. Interviewé par le Red Bulletin, ce fanzine impertinent écrit, imprimé et distribué sur les circuits de F1, Ludovic Giuly révèle que son pilote préféré est Fernando Alonso. « Pour moi, c’est le meilleur », assure-t-il. 
 

  


 Mavuba et Ronaldo. Parmi les VIP invités au Grand Prix de France, on pouvait noter la présence de Ronaldo et Rio Mavuba. Le Bordelais est un grand fan de l’écurie Ferrari. On a pu aussi remarquer la présence de Valérie Bègue (Miss France) et de Mireille Mathieu, venue chanter la Marseillaise, comme tous les ans. De ce côté-là, Magny-Cours se prête à la risée du monde entier!

Alonso rapide et… chambreur!

t.vautrat@sudouest.com

Fernando Alonso a créé une petite surprise vendredi à Magny-Cours, en signant le meilleur chrono de la deuxième séance d’essais libres au volant d’une Renault R28 que personne n’attendait à pareille fête. L’Espagnol, auteur d’un joli 1’15’’778, s’est montré plus rapide que les deux pilotes Ferrari, Massa (1’15’’854) et Räikkönen (1’15’’999), Hamilton (1’16’’232) et l’inattendu Vettel (1’16’’296). Le pilote Renault l’a plutôt joué modeste, en affirmant qu’il serait surpris de se qualifier devant les deux Ferrari ce samedi. D’ailleurs, le plus rapide de la journée fut Felipe Massa, meilleur chrono de la séance du matin en 1’15’’306, devant Hamilton (1’16’’002), Kovalainen (1’16’’055) et Kubica (1’16’’377). Alonso, victime d’une casse moteur, ne termina lui que 6e de cette séance en 1’16’’ 400.
Le double champion du monde, avec son air rigolard de garnement fier de ses bons coups, fit rire tout le monde en conférence de presse, au sujet du quart de finale de l’Euro 2008 entre l’Espagne et l’Italie. Questionné par un journaliste italien, qui voulait savoir quel était le joueur qu’il craignait le plus et quel était l’atout n°1 de l’Espagne, il eut cette réponse : « Celui que je crains le plus est Pirlo mais comme il ne jouera pas, il n’y aura aucun problème. Et l’atout n°1 de l’Espagne est notre gardien de but. Mais nous n’en aurons pas besoin. Il pourra se reposer en prévision des demi-finales !» Il se leva aussitôt et, en riant, vint serrer la main de notre confrère de la Gazzetta, avec l’air de celui qui présente ses condoléances !

Nico Rosberg aime la France

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S’il est quelqu’un qui apprécie courir en France, c’est Nico Rosberg. Le jeune pilote Williams que nous avons rencontré jeudi après-midi en exclusivité nous a confié qu’il se sentait bien dans notre pays. « J’ai été sacré champion de France et champion de la ligue Côte d’Azur de Karting », glisse-t-il. « J’ai couru pendant deux ans dans ce pays. Avec mon père, j’ai parcouru tous les coins de France possible. Je suis allé partout, à Pau, à Colmar, à St-Amand, au Val d’Argenton : j’ai tout vu. On allait d’un hôtel Ibis à l’autre, avec une bande de jeunes. La France, je la connais comme ma poche. » Nico Rosberg, fils de Keke, sacré champion du monde 1982 chez Williams, est une riche personnalité. Fils d’un père finlandais et d’une maman allemande, il porte la nationalité de sa mère mais, pour avoir vécu à Monaco depuis sa naissance, parle cinq langues avec aisance, l’allemand, le finlandais, l’italien, le français et l’anglais.

Vous avez terminé 3e du Grand Prix d’Australie mais ensuite vous avez connu des courses plus difficiles. Pourquoi ?

J’étais content de mon début à Melbourne mais ensuite je n’ai pas pu confirmer car la voiture manquait de performance sur les circuits normaux, comme Barcelone ou Istanbul. Je ne suis donc pas parvenu à faire mieux que deux fois 8e. C’est dommage car j’ai réussi une ou deux bonnes courses comme à Barcelone où j’occupais la 6e place quand la voiture a cassé. L’équipe m’avait fourni une bonne voiture pour Monaco et Montréal. Malheureusement, je n’ai pas été à la hauteur de ce qu’on attendait de moi. J’étais plutôt dans le bon rythme aux essais mais je suis sorti de la piste à Monaco et j’ai eu cet accident dans la voie des stands au Canada.

Ce n’était pourtant pas si mal jusqu’à vos accidents ?

Au point de vue vitesse, je suis content car j’ai pu montrer que j’étais un des pilotes les plus rapides. Mais je n’ai pas pu marquer de points et c’est ce qui compte à la fin. J’espère que pour les courses qui viennent, je vais disposer d’une voiture plus compétitive.

A Magny-Cours, quels sont vos espoirs ?

J’ai pris dix places de pénalité au départ à la suite de l’accident de Montréal, ce sera donc difficile pour moi d’espérer quelque chose. C’est dommage car j’aime beaucoup le circuit ici. J’y ai beaucoup couru. J’ai gagné en Formule 3, en GP2. Il y a beaucoup de gens qui n’apprécient pas venir ici parce que c’est au milieu de nulle part mais moi, je suis avec mon motor-home ici, donc c’est pareil qu’ailleurs en Europe. Cette pénalité va influencer ma stratégie parce que même si j’entre en Q3, cela risque de faire dernier sur la grille. Il faudra donc tenir compte de la nécessité de dépasser dans les régagles de ma voiture, cela en essayant de signer le meilleur chrono possible en qualifs. Il faudra trouver le bon compromis.

Que s’est-il passé dans cette voie des stands à Montréal?

Ce feu rouge était un élément inattendu pour moi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soir rouge. C’était une situation nouvelle pour moi. Et quand on ne s’attend pas aux événements, on met du temps pour réagir. Là, c’était trop tard. En fait, moi, je ne voyais pas les voitures arrêtées. J’avais juste Hamilton devant moi.

Vous disputez votre troisième saison de F1 avec Williams. Avez-vous le sentiment de progresser ?

Moi, je progresse. Mais du point de vue de l’équipe, on n’a pas progressé. L’an passé, nous étions à peu près à la même place. En Australie, nous avons eu de la chance de finir 3e car je m’étais qualifié en 8e position. C’’est difficile d’expliquer pourquoi nous ne progressons pas. Pour autant, je me sens bien dans cette équipe, j’ai grandi avec elle.

Est-il vrai que Ron Dennis vous voulait pour remplacer Alonso?

Franlk Williams a confirmé qu’il avait reçu une offre de McLaren. Il n’a pas voulu me laisser partir. Mais je ne regrette rien, je me sens bien chez Williams.

Vous parle-t-on toujours de votre père ?

Oui, un peu. Le problème, c’est qu’il vient sur tous les Grand Prix. Il est commentateur pour la télévision finlandaise. Il me dit toujours « il faut que je vienne pour le travail ». Dans les interviews, avant, 35% des questions qui m’étaient posées étaient consacrées à mon père. Maintenant ce n’est plus que 18% ! Je suis donc toujours le fils de mon père ! Il faut que je gagne le titre pour que l’on ne m’en parle plus.