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Lewis Hamilton a décroché, dimanche dernier, le titre de champion du monde, dans les derniers virages du Grand Prix du Brésil, en dépassant in extremis l’Allemand Timo Glock, qui figurait alors à la 5e place. Le pilote Toyota, qui avait gardé ses pneus pour piste sèche quand la pluie s’était mise à tomber, n’avait pu résiste au retour de Sebastian Vettel et de Lewis Hamilton. Cela entraîna une sorte de suspicion, d’aucuns trouvant une forme de magouille dans cette facilité à se faire dépasser. Dépassement qui couronna le pilote anglais.
Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’en 2003, Fisichella, à bord de sa Jordan, avait remporté au Brésil la première victoire de sa carrière dans des conditions similaires. Kimi Räikkönen (McLaren) menait tranquillement l’épreuve et filait vers une victoire certaines, lorsqu’une averse s’abattit sur le circuit. Giancarlo Fisichella, qui s’était arrêté dès les premières gouttes pour chausser des pneus pluie, remonta à toute allure sur les pilotes de tête. Il se retrouva très vite dans les échappements du Finlandais, qu’il attaqua précisément dans le virage où Hamilton dépassa Glock. Kimi ne put rien faire face à la Jordan, pourtant bien peu compétitive en temps ordinaire par rapport à sa McLaren. Personne ne suspecta alors le Finlandais de s’être laissé dépasser. Räikkönen fut certes déclaré vainqueur mais ce n’était dû qu’à une erreur dans le décompte des tours. L’Italien récupéra sa victoire quinze jours plus tard.
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Ce qui n’était qu’un secret
de Polichinelle a été confirmé ce jeudi à Hockenheim. C’est bel et bien le
jeune Allemand Sebastian Vettel , 21 ans, qui remplacera David Coulthard chez
Red Bull la saison prochaine. Arrivé en F1 la saison dernière comme pilote
réserve de l’équipe BMW Sauber, il avait remplacé Kubica à Indianapolis, à la
suite de son accident du Canada. Ses performances convaincantes lors des essais
du vendredi lui valurent alors un volant chez Toro Rosso, en remplacement de
l’Américain Scott Speed. Au volant de la modeste monoplace italienne, Vettel
s’illustra au Japon où, remonté en troisième position, il heurta Webber sous
régime de voiture de sécurité. Il réussit son meilleur résultat en Chine où il
finit 4e. Son arrivée chez Red Bull met un terme aux rumeurs qui faisaient de
Fernando Alonso le coéquipier de Mark Webber en 2009. Elle laisse aussi une
place disponible chez Toro Rosso (deux si l’on considère que Bourdais n’a pas
été confirmé). Parions pour Bruno Senna, très en vue en GP2 cette saison.
Alonso, de son côté, n’a plus beaucoup de choix. Sauf si BMW se décidait à se
séparer de Heidfeld, il devrait honorer sa dernière année de contrat chez
Renault, avant de peut-être passer chez Ferrari où la rumeur l’envoie avec
insistance.
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Dietrich Mateschitz, le fondateur de la firme de boissons énergisantes Red Bull
et propriétaire de l’équipe de F1 du même nom, assure qu’il ne laissera pas
tomber Toro Rosso la saison prochaine. Bien qu’il cherche à vendre l’ex-Scuderia
Minardi, il a indiqué qu’il maintiendrait le même budget de fonctionnement la
saison prochaine, ainsi que le même nombre d’employés.
Mateschitz est arrivé en F1
en 2005 en rachetant l’écurie Jaguar. Il développa sa présence la saison
suivante en s’offrant Minardi, baptisée Toro Rosso (toro rouge en italien).
Cette formation utilisant les châssis Red Bull conçus par Adrian Newey, elle
tombera dans l’illégalité en 2010, puisque le règlement interdira à quelque
équipe que ce soit d’utiliser des châssis « clients ». D’où son intention de
vendre Toro Rosso aussi vite que possible. Le règlement peut paraître stupide,
puisque cela limite le nombre de voitures au départ mais il n’est que le
résultat des doléances de Franck Williams, qui estime que tout prétendant au
titre constructeur devrait concevoir lui-même son propre châssis.
Le magnat autrichien n’a
cependant pas envie d’affaiblir trop vite l’écurie sœur de Red Bull, parce
qu’elle fait courir un pilote français, Sébastien Bourdais. Et que ce dernier
est un excellent support commercial, à l’heure où le gouvernement français
vient de donner son accord pour la commercialisation des petites cannettes
argent et bleu. La présence de la firme autrichienne sur la C4 de Sébastien
Loeb ne s’explique pas autrement.
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Lewis Hamilton ne tient
sans doute pas son talent de pilote de course de son père Anthony. Ce dernier a
en effet défrayé la chronique hier en sortant de la route au volant d’un
Porsche Carrera GT ! Hamilton père a effectué un tête-à-queue à haute vitesse,
traversé une haie en marche arrière, pour atterrir sur la pelouse d’une maison.
« C’est la première fois de ma vie que je sors de la route », glissa-t-il en
précisant que le bolide ne lui appartenait pas. La Porsche Carrera GT ,
propulsée par un V10, est le genre de voiture qu’il vaut mieux ne pas démolir.
Seulement 1270 exemplaires ont été construits.