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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

19000 tours
Le Blog de Thierry Vautrat consacré à la F1

Archive pour la catégorie 'Grand Prix de Monaco'

En direct de Monaco

Hamilton avait crevé. Il était temps que le Grand Prix de Monaco s’arrête pour Lewis Hamilton. L’équipe McLaren s’aperçut en effet, pendant le tour d’honneur de son pilote, que sa monoplace était crevée! En sachant que l’épreuve avait été amputée de deux tours, on peut se dire que le jeune Anglais a eu un joli coup de chance.
Kimi mal parti.
La course de Kimi Räikkönen fut ratée. Elle partit même très mal à cause d’un écrou de roue qui se grippa et ne permit pas à son équipe de monter les pneus dans les délais requis, d’où la pénalisation d’un « drive through » qui lui fut imposée. Kimi, après l’épreuve, s’excusa publiquement auprès d’Adrian Sutil pour avoir ruiné sa prestation. Sutil sermonné. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Adrian Sutil fut sermonné par les commissaires. S’il est vrai que sa 4e place devait beaucoup à son talent, elle était aussi le résultat d’un dépassement sous drapeau jaune : au 13e tour, le jeune Allemand se permit de prendre le meilleur sur Barrichello, Nakajima et Piquet à la fois ! Trop beau pour être tout à fait honnête.

Pic à pic. Le jeune Français Charles Pic, qualifié en pole-position, a réussi un joli coup en remportant dimanche matin la course de Renault 3.5. Le pilote de Romans-sur-Isère, à peine 18 ans, ne commit aucune faute dans une épreuve disputée entièrement sous la pluie, résistant à la pression de ses rivaux. Il reçut la coupe des mains de Calos Goshn le président de Renault, ravi de voir un jeune pilote tricolore s’imposer à Monaco.

Mosley opportuniste. Mas Mosley est un malin. Il vient de créer une fondation, qui sera chargée de répartir les 60 millions de dollars obtenus à partir de l’amende de 100 millions de dollars infligée à McLaren la saison dernière au sujet de l’affaire d’espionnage de Ferrari. Cette fondation veut doter la recherche en matière de sécurité dans le sport automobile. Le président de cette fondation n’est autre que Michael Schumacher. Ainsi Mosley, membre du comité directeur, a su se rendre indispensable, au moment où son avenir à la tête de la FIA va se jouer !

La fierté de Lewis

t.vautrat@sudouest.com

En s’imposant à Monaco ce dimanche, Lewis Hamilton a fait coup double. Il égale Räikkönen et Massa au nombre de victoire (2) et prend la tête du championnat, avec trois points d’avance sur le Finlandais de Ferrari. Il s’est ainsi superbement relancé dans la course au titre mondial et a surtout montré, à ceux qui doutaient de lui, qu’il avait à la fois la carrure pour assumer le leadership d’une équipe et lutter pour le titre mondial.

Car la victoire du jeune Anglais dans les rues de la Principauté, c’est aussi celle de la fierté d’un homme blessé. Alors oui, gagner dans les rues monégasques, comme son idole Ayrton Senna, il en rêvait depuis son enfance. Et rien n’aurait pu lui enlever cette idée de la tête. Il l’aurait fait la saison dernière, s’il n’avait été sacrifié à la stratégie d’équipe qui favorisait Alonso, en fonction de l’entrée possible d’une voiture de sécurité. Il en conçut un vif dépit et sans doute les ennuis de McLaren commencèrent-ils là.

A Monaco, Hamilton était survolté, guidé par son obsession de victoire et par ses certitudes. Et puis, il voulait aussi ne pas laisser les Ferrari boys s’envoler. Sans oublier que depuis le début de la saison, il ne pouvait pas ne pas entendre les critiques qui affirmaient que sans Alonso, il était beaucoup moins fort. Que ses prestations de la saison dernière devait tout aux qualités de mise au point du double champion du monde. C’était donc un homme déterminé à effacer les critiques qui s’était présenté en Principauté.

On a donc vu à Monaco que Lewis Hamilton n’avait pas besoin de l’Espagnol pour mettre son bolide au point. Hamilton a rappelé à tout le monde qu’il était un pilote de première force, un coureur comme il y en a peu, capable de se sublimer, de se survolter dans les grandes occasions. Il l’a emporté au prix de son panache, grâce à la qualité de son pilotage, qui le vit multiplier les tours rapides et constants à partir de son changement de pneus. Et qui lui permit de se retrouver en tête une fois les ravitaillements effectués. C’était un homme en état de grâce qui volait dans les rues de Monaco, qui sut compenser les infériorités de sa machine face aux Ferrari.

Sans doute avait-on oublié un peu vite sa prestation parfaite du Grand Prix du Japon la saison dernière, au motif qu’il avait craqué sous la pression à la fois en Chine et au Brésil. Elle avait alors révélé le talent de ce gaillard au mental en acier trempé. Hier, les erreurs, hier, ce fut Alonso qui les multiplia.

Voilà en tout cas Hamilton relancé. Tant mieux pour l’intérêt d’un championnat que beaucoup voyaient déjà promis aux hommes de la Scuderia. Certes, beaucoup de circuits lui conviendront moins que Monaco. Mais sa détermination sans faille sera un atout indéniable face à des pilotes Ferrari peut-être un peu trop sûrs de leur fait. Cette fois, personne ne peut oublier qu’il compte deux victoires à son compteur de la saison. C’est deux fois plus que la saison dernière à la même époque où il n’avait encore rien gagné.

En direct de Monaco

t.vautrat@sudouest.com


600 pour Franck Williams.
Le patron historique de Williams-Toyota fête ce week-end son 600e Grand Prix à la tête de son écurie.
200 pour Fischella. Giancarlo Fisichella disputera lui son 200° Grand Prix. Ce ne sera sans doute pas le plus mémorable puisqu’il s’ élancera en dernière position sur la grille de départ. L’italien se plaignit hier soir d’avoir été gêné, dans son dernier tour rapide par Barrichello en train de rentrer au stand.
Coulthard choqué. David Coulthard, victime d’une violente sortie de piste à la sortie du tunnel , estimait qu’il avait eu de la chance de s’en sortir indemne. « J’ai perdu le contrôle de la voiture quand j’ai freiné », expliqua-t-il. Cet accident rappelle celui de Wendlinger qui, en 1994, avait été victime d’une terrible sortie de route au même endroit sur sa Sauber. Heureusement pour Coulthard, la zone de dégagement est aujourd’hui beaucoup plus grande et l’Écossais s’en sortit sans dommage.
Kovalainen à la faute. Si David Coulthard jeta sa Red Bull dans le rail en Q2, Kovalainen s’était aussi illustré en tutoyant le rail ce matin. Après avoir signé me meilleur temps de la séance libre de samedi, il partit en tête-à-queue à la piscine et heurta le rail (sans gravité).
Pic en pole. Charles Pic : retenez bien ce nom. Ce gamin de 18 ans, qui n’a derrière lui qu’une saison de Formule Renault 2 litres, a réussi un petit exploit ce matin en signant la pole-position de la course de Formule Renault 3.5 qui sera courue dimanche matin à 11 heures. Pic court pour l’écurie championne en titre, Tech1, qui avait permis le sacre du Portugais Alvaro Parente.



24 mai 2008 - Lire la suite Tags: , ,

3 questions à Flavio Briatore

t.vautrat@sudouest.com


Comment jugez-vous la prestation de vos voitures dans les qualifications du Grand Prix de Monaco ?

Nous sommes contents car nous avons choisi notre stratégie en pensant que l’on aurait de la pluie demain. On a embarqué beaucoup d’essence et pour passer de Q2 à Q3, Fernando a réussi un super tour. Quant à Piquet, tout le monde a vu ce qu’il s’est passé. Il a été en difficulté tout le week-end. Il a eu des problèmes lui-même parce que les voitures sont rigoureusement identiques. C’est difficile de savoir pourquoi mais c’est comme ça. Il a du mal à tourner dans des temps qui lui permettent de se qualifier de Q2 à Q3.

Vous avez donc tout misé sur la pluie pour demain ?

Oui parce que l’on n’est pas compétitif pour être dans les quatre premiers, donc il fallait chercher une stratégie différente. Nous, nous pensons qu’il va pleuvoir. Bon, on ne sait jamais. Mais même s’il ne pleut pas, c’est quand même une bonne stratégie. C’est une stratégie longue, correcte pour ce Grand Prix.

Donc Fernando Alonso sera compétitif ?
Quand vous regardez son tour… Nous, nous avons combien d’essence il a embarqué. Comte tenu de ce paramètre, nous pouvons dire qu’il a réussi un tour superbe pour se qualifier en 7e position. On a progressé depuis Barhein. Mais nous devons continuer à travailler, à progresser beaucoup plus vite dans la mise au point de la voiture et dans la sortie de nouvelles pièces pour donner à Fernando une voiture qui gagne. Aujourd’hui nous sommes plus prêts des BMW que nous ne l’étions il y a deux mois.

24 mai 2008 - Lire la suite Tags: , , , ,

Les maîtres de la pluie

t.vautrat@sudouest.com


Il ne pleut pas très souvent sur le Grand Prix de Monaco. Une fois tous les dix ans, ce qui peut paraître étonnant quand on sait que le Grand Prix de France moto, qui se déroule généralement huit jours auparavant, est régulièrement arrosé. Il est vrai que l’on court au Mans et non sur la Riviera. Ce dimanche pourrait voir la première édition disputée sous la pluie depuis 1997, quand Michael Schumacher s’était imposé. Or, les Grand Prix courus dans les rues détrempées de la Principauté donnent souvent lieu à des courses d’anthologie qui permettent aux virtuoses d’offrir le récital impressionnant de leur talent.
1984 : Senna la référence absolue. Cette année-là, le Brésilien, qui pilotait pour la modeste écurie Toleman, révéla son talent de façon éclatante. Alain Prost, parti en pole-position, menait l’épreuve sous la pluie battante. Mais derrière, Senna se lança dans une de ces courses qui firent sa légende. Surfant sur l’eau avec une magistrale dextérité, il lui fallut 30 tours pour revenir dans les roues du Français, qu’il se préparait à avaler au 32e tour, moment où la course fut arrêtée. Il ne prit donc que la deuxième place mais fut le vainqueur moral de cette course. Sous la pluie, Senna était invincible. Il signa d’ailleurs sa première victoire dans ces conditions, lors du Grand Prix du Portugal 1985.
1972 : Beltoise en état de grâce. Disputé sous des trombes d’eau, le Grand Prix de Monaco 1972 permit à Jean-Pierre Beltoise de montrer une sensibilité toute particulière sur piste mouillée et de remporter sa seule victoire en F1, devant Jackie Ickx, alors considéré comme un maître de la pluie. Qualifié en deuxième ligne au volant de sa BRM P160, le Français prit un départ de rêve, pour se jeter dans Sainte-Dévote en tête. Il pilota avec une incroyable maestria, évitant toute les fautes, pour s’imposer devant le pilote Ferrari. Beltoise devait la qualité de son pilotage sous la pluie à son bras gauche immobilisé qui, dans ces conditions particulières, souffrait beaucoup moins de la dureté de la direction que sur piste sèche.
1997 : la maîtrise de Schumacher. Michael Schumacher, comme Senna, était un maître du pilotage sous la pluie. Il remporta quelques succès retentissants dans ces conditions, comme le Grand Prix d’Espagne 1996. Cinq fois vainqueur à Monaco, il signa sa plus belle victoire sous la pluie en 1997. Ce jour-là, il monta des pneus mixtes sur la grille qui s’avérèrent déterminants. Il s’envola et ridiculisa Jacques Villeneuve, qui devait devenir champion du monde cette année-là.
1983 : Le pari gagnant de Rosberg. Cette année-là, le départ de la course fut donné sur une piste humide ? Alors que ses rivaux de Renault, Ferrari et Brabham équipés de moteurs turbo, avaient opté pour la prudence en chaussant des pneus pluie, Keke Rosberg choisit de monter des pneus slicks sur sa Williams Cosworth beaucoup moins puissante. Auteur d’un numéro d’équilibriste, il remporta l’une de ses victoires les plus probantes.
1996 : l’opportunisme de Panis. Le Grenoblois, comme Beltoise, signa la seule victoire de sa carrière sous la pluie de Monaco. Mais à la différence de son prédécesseur, qui avait mené toute la course, Panis, au volant de sa Ligier, profita lui des nombreux abandons devant lui et , il est vrai de quelques dépassements audacieux, notamment sur la Ferrari d’Irvine. C’est la dernière victoire d’un Français en F1.

24 mai 2008 - Lire la suite Tags: , ,

Bruno Senna l’héritier

Thierry Vautrat
t.vautrat@sudouest.com


Il est tombé dans les bras de sa sœur, puis dans ceux de sa mère. Ils sont étreints dans une ferveur de larmes et de champagne. Ils se sont murmuré des mots qui n’appartenaient qu’à eux. Puis Bruno Senna s’est redressé fièrement face à tous ces gens qui l’acclamaient avec une intense émotion. Oui, il pouvait être fier, « Seninha ». En s’imposant dans la course de GP2 du Grand Prix de Monaco, il avait merveilleusement magnifié le nom de Senna sur une piste où 15 après, on se souvient avec émotion des virtuosités de son oncle Ayrton. Qui en était le maître absolu. Il y pilotait guidé par une inspiration divine, avec un talent qui éclaboussait tous ses rivaux.
Ainsi Bruno Senna, 24 ans, est-il en train de se faire un prénom et de mériter l’adoration que son oncle Ayrton lui portait. « Mon neveu est très doué », disait de lui le mythique Brésilien. « Vous verrez, un jour, il sera plus fort que moi. » On n’est pas encore là car Bruno, venu assez tard à la compétition, manque à la fois d’expérience et ne possède pas tout à fait cette vista exceptionnelle d’Ayrton.
Mais hier, il livra une course impeccable. Parti en, première ligne, il se jeta dans Sainte-Dévote en tête puis pilota à la perfection, pour aller chercher sa première victoire de la saison, en dépit de la pression permanente que lui infligea le Vénézuélien Pastor Maldonado vainqueur de l’épreuve l’année dernière.
Sur la ligne d’arrivée, il savoura sa victoire à sa juste valeur. Heureux de si bien honorer ce casque jaune et vert, dont il se devait d’être le digne héritier. « Mais je cours pour ma propre carrière », affirma-t-il devant toutes ces caméras qui l’entouraient.



23 mai 2008 - Lire la suite Tags: , ,

En direct de Monaco

Jeudi 22 mai


Piquet sur la sellette

Nelson Piquet, fils du triple champion du monde, est sur la sellette chez Renault, après un début de saison très décevant. Les noms circulent déjà pour le remplacer dès le Grand Prix du Canada, avec un favori, paraît-il, Takuma Sato. Hier, ses affaires ne sont pas arrangées lorsqu’il tapa le rail à sainte-Dévote. Mais comme Fernando Alonso s’offrit lui aussi une touchette au même endroit, on imagine que cela tempéra la colère de Flavio Briatore.

Mosley façon star

Max Mosley, impliqué dans un scandale sexuel à caractère nazi, révélé par le tabloïd News of the World, a effectué son retour hier à Monaco sur un circuit de F1. Quand il apparut, les photographes se ruèrent sur lui, comme ils l’auraient fait pour une star de cinéma venu de Cannes. En l’occurrence, Mosley serait plutôt une star du porno !

Mosley bis

A Monaco, le président de la FIA n’assume aucune fonction officielle. Il est de toute façon persona non grata auprès de la famille princière. Cela ne l’a pas empêché d’écrire une lettre à toutes les parties prenantes de la F1, pour les mettre en garde contre les conséquences que sa destitution entraînerait éventuellement. Il se pose en garant de la réglementation, face aux détenteurs des droits commerciaux de la discipline et des équipes de F1 qui, selon lui, la feraient évoluer dans le mauvais sens. Ce à quoi Bernie Ecclestone répondit qu’il avait bien l’intention de défendre ses intérêts.

Ferrari souffre
L’équipe Ferrari a éprouvé de grosses difficultés à mettre au point la F-2008 avec les nouveaux pneus « Super soft » utilisés hier après-midi, ce qui explique la 3e place de Räikkönen. Ces gommes ont en revanche parfaitement convenu à Rosberg, auteur du deuxième chrono.



22 mai 2008 - Lire la suite Tags: , , , ,

Alonso en rêve

Par Thierry Vautrat

t.vautrat@sudouest.com

Vainqueur des deux dernières éditions du Grand Prix de Monaco sur Renault et McLaren, Fernando Alonso reconnaît que ses chances de s’imposer cette année sont beaucoup plus minces. La R28, même revue et corrigée depuis l’Espagne, ne peut rivaliser avec les trois meilleures monoplaces de la grille, Ferrari, McLaren et BMW Sauber. Le petit Espagnol n’a pas pour autant l’intention de se contenter de l’anonymat en Principauté. « Monaco est le Grand Prix de l’année où un pilote peut s’imposer sur son seul talent », explique-t-il plein d’espoir. Il est vrai que la piste monégasque magnifie le talent des virtuoses. En la matière, Ayrton Senna n’avait pas de maître. Il y était à chaque fois transcendé, comme guidé par une force divine qui le rendait quasiment imbattable. Il s’est ainsi imposé six fois à Monaco, dont cinq fois d’affilée au volant de sa McLaren, de 89 à 93. Si l’on considère qu’il fut injustement privé de la victoire en 1984 quand, au volant d’une Toleman, il avait ridiculisé tout le monde sous la pluie et venait de prendre la tête aux dépens d’Alain Prost lorsque la course fut arrêtée au 31e tour, on mesure à quel point il dominait son sujet! Pour la petite histoire, on note que le classement retenu fut celui du tour précédent, avec Prost devant Senna. Mais 70% de la distance n’ayant pas été couverts, seule la moitié des points fut attribuée. Or, Alain Prost, cette année-là, perdit la couronne mondiale pour un demi-point face à Niki Lauda. S’il avait pris la totalité des points de la deuxième place, il aurait été sacré champion du monde !

Dans le rail. Alonso sait aussi que sauf conditions particulières, comme en 1996 où Panis l’avait emporté sous la pluie, le pilote qui avale Sainte-Dévote en tête, remporte généralement la course. Même avec une monoplace inférieure. Ainsi, en 1981, Gilles Villeneuve signa ainsi une incroyable victoire avec une Ferrari Turbo qui ne valait pas les Williams et les Brabham. Mais, en prenant le meilleur départ, il parvint à tenir en respect tous ses rivaux, grâce à la puissance phénoménale de son V6 turbo qui le mettait hors de portée dans les lignes droites. Il arrive parfois que le leader parte à la faute, comme Prost en 82 à la chicane et même Ayrton Senna en 88. Vainqueur la saison précédente au volant de sa Lotus Renault, le Brésilien caracolait en tête et filait vers le triomphe lorsqu’il heurta le rail au Portier, laissant la coupe à Alain Prost. Avec les aides au pilotage, les sorties sont devenues plus rares. Le dernier à en être victime fut Ralf Schumacher qui, en 2003, commit un tout droit à la Rascasse au 20e tour, alors qu’il dominait l’épreuve… Montoya en profita pour imposer sa Williams.

22 mai 2008 - Lire la suite Tags: , ,